Pendant 18 mois la vaccination généralisée et obligatoire par le SSI remplaçant le Monovax a été une catastrophe. L’impréparation fut totale, médecins et familles étaient désemparés, abandonnés par les institutions vaccinales qui n’avaient pas su anticiper malgré l’expérience des autre pays. Avec 2 ans de retard l’Afssaps tente de réagir pour essayer de mieux gérer la pratique de la vaccination BCG SSI. Dans ce but elle propose en effet :

 1- une fiche « Mon enfant a été vacciné par le BCG », qui sera distribuée aux familles lors de la délivrance d’une dose du vaccin BCG.

 2- une affichette qui résume les principaux messages à destination des patients. Les médecins sont invité à la mettre en évidence dans leur cabinet ou salle d’attente. Cette affichette reprend la fiche précédente avec les « les 7 règles d’or » à respecter après une vaccination BCG SSI.

 3- une mise au point sur la prise en charge des abcès locaux et des adénopathies consécutifs à la vaccination BCG.

Tous ces documents sont en ligne sur le site de l’Afssaps. Dans leur principe, de tels documents étaient indispensables. Dans leur principe, c’est à dire avec l’intention de fournir aux familles et aux médecins des informations sur les problématiques de cette vaccination. Ces documents seront-ils suffisants et satisfaisants ? Permettront-ils de vacciner dans de bonnes conditions les enfants considérés comme devant l’être par les recommandations ? Cet article veut apporter des éléments d’appréciation.

A voir, plusieurs diaporamas présentés le 17 avril 2008 au ministère dans le cadre de la semaine de la vaccination :

1- "BCG : pourquoi vacciner tous les enfants en Île-de-France " par le professeur J.Gaudelus :

http://www.vaccination-idf.fr/documents/presentations/BCG_et_enfants_IDF.pdf

2- " BCG, VHB, HPV, controverses et polémiques contemporaines autour de trois vaccins" par Didier Torny (Inra) :

http://www.vaccination-idf.fr/documents/presentations/Controverses_et_polemiques_autour_de_3_vaccins.pdf 

3-  "Enquête sur la vaccination dans les maternités en 2007" :

http://www.vaccination-idf.fr/documents/presentations/Enquete_vaccination_BCG_maternites.pdf 

4- Accès à l'ensemble des diaporamas du colloque :

http://www.vaccination-idf.fr/programme_du_colloque_2008.html

Une vaccination non obligatoire MAIS…

Depuis le 19 juillet 2007 la vaccination BCG n’est plus obligatoire pour les enfants et ne peut donc plus être exigée pour l’entrée en crèche, garderie, école…Néanmoins, en raison des recommandations faites, une certaine pression va certainement se manifester, tout particulièrement en région parisienne, classée zone à risque pour la tuberculose et où la vaccination systématique des enfants à la naissance a été recommandée. Très vraisemblablement d’ailleurs pour couper court aux virulentes discussions sur l’aspect discriminatoire que pourrait prendre cette vaccination.

Il existe de très nombreux sites et blogs consacrés à la santé des bébés et jeunes enfants et donc en particulier aux problèmes posés aux familles par les très nombreuses vaccinations qui leurs sont proposées ou imposées. Pour ce faire une idée de l’évolution de la vaccination BCG en France depuis la suspension de l’obligation ils peuvent être un outil commode et rapide. Même s’ils ne peuvent prétendre refléter l’ensemble de la population concernée, ils sont des indicateurs d’une tendance possible, ouvrent des pistes et suscitent des interrogations et des craintes. 

Appel à l’expérience des familles

Le 19 décembre 2007 une maman s’interroge sur la vaccination de son enfant :

« Je reprends le travail en janvier et mon pitchoune ira à la crèche. Le BCG n'est plus obligatoire, mais mon pédiatre et la directrice de la crèche me conseillent de le faire ; mon médecin traitant est plus nuancé... Je n'arrive pas à me décider. Merci pour vos infos et vos expériences ! »

Il est intéressant de noter que cette maman, conseillée de façon contradictoire par le pédiatre de son enfant, la directrice et son médecin, sollicite l’aide d’autres parents. Une maman va aussitôt s’en charger, le même jour (on peut donc aussi noter le délai très court de réponse) :

« La pédiatre de notre fils lui a fait le BCG quand il avait 2 mois et c'est pour nous une mauvaise expérience. Tristan a fait une "bécégite" qui est une réaction au vaccin. Il a eu un abcès qui l'a énormément fait souffrir. La pédiatre nous disait de pas nous inquiéter que c'était normal. Alors que nous on voyait bien que quelque chose ne tournait pas rond.
C'est la meilleure amie de ma mère, qui est infirmière, qui nous a dit de suite qu'il fallait consulter. En effet, le médecin généraliste lui a percé l'abcès (grand moment de souffrance pour petit bout, le papa et moi, assistant impuissants...). Mais le lendemain c'était fini et on retrouvait notre bébé serein, souriant, épanoui et qui ne souffrait plus.

Alors nous on est content que le BCG ne soit plus obligatoire et pourtant nous habitons en région parisienne qui est une zone à risque. Je pense que la prévention et une bonne hygiène de vie prévalent !!!
(et pourtant je suis convaincue que Pasteur a grandement fait avancer la recherche médicale et a oeuvré pour une meilleure santé!) »

Cette personne n’est donc nullement opposée aux vaccins ni anti-pasteurienne comme beaucoup d’opposants aux vaccinations le sont, mais pour elle, le BCG c’est fini ! On peut aussi noter le doute à l’encontre de l’avis de la pédiatre et la nécessité ressentie de s’adresser ailleurs pour tenter de trouver une solution : d’abord une infirmière amie, puis le médecin de la famille qui va prendre une décision radicale et opposée à celle du pédiatre. La suite des événements semble donner raison au médecin. Quel effet cela va produire sur la maman qui hésitait justement entre l’avis du pédiatre qui voulait vacciner et celui du médecin ? Probablement une forte incitation à choisir l’avis du médecin.

Les parents qui achèteront désormais un vaccin BCG en pharmacie recevront en prime une petite brochure (2 pages) réalisée par l’Afssaps. En première page ils liront seulement ceci :

« Marion a 3 mois et, comme beaucoup de ses petits amis, elle a été vaccinée par le BCG. Un mois plus tard, elle a une petite zone dure au toucher autour de l’endroit où a été faite la piqûre. Un ganglion est aussi apparu sous son bras, mais tout cela ne semble pas la gêner. »

C’est un peu "Marion au pays des merveilles du BCG " : pas de problème, pas de souci, tout va bien ! Ce fut exactement l’attitude de la pédiatre, selon le témoignage : « Tout est normal ! ». C’est aussi ce qui ressort de la brochure de l’Afssaps qui se veut rassurante et apaisante pour les parents. Attitude qui malheureusement s’étend aussi aux professionnels qui, n’ayant pas l’expérience de ce vaccin, pensent qu’on peut se contenter d’attendre paisiblement.

Sur la seconde page les parents liront qu’il faut consulter le médecin si :

1- la zone dure au toucher, à l’endroit où a été faite la piqûre, mesure plus de 3 cm

2- l’enfant est gêné dans ses mouvements

3- le ganglion apparu sous le bras est visible à l’œil nu et ramolli (suppuration).

Il y a 2 remarques à faire :

 1- La notice du fabricant (Sanofi) précise :

 « Il est habituellement considéré que la taille du nodule post-vaccinal et de la cicatrice vaccinale est de moins de 1 cm (en gras dans la notice). Toute ulcération de plus de 1 cm doit être considérée comme anormale. »

 Nous voyons donc que l’Afssaps a généreusement gonflé les limites de 1 cm à 3 cm ! Mais qu’elles en seront les conséquences ?

 

 2- Une ambiguïté à la lecture car on ne sait pas s’il faut attendre que ces 3 conditions apparaissent ou si une seule est suffisante pour justifier la consultation. L’enfant du témoignage souffrait et le ganglion suppurait ; la maman à consulté la pédiatre pour s’entendre dire que tout était normal !

 Pourtant, depuis le 21 décembre 2007, grâce à l’exceptionnelle célérité de l’Afssaps qui a mis 2 ans pour réaliser cela, il est recommandé aux médecins :

En cas d’abcès :

1- de le laisser à découvert en l’absence d’ulcération ou d’écoulement ou d’y appliquer un pansement sec dans le cas contraire afin de faciliter la cicatrisation ;

2- d’envisager, si nécessaire, son incision si sa taille excède 3 cm et/ou s’il entraîne une gêne fonctionnelle.

La maman ne donne pas la taille de l’abcès mais il est clair que si l’enfant souffrait énormément il fallait inciser. Mais à qui faut-il adresser des reproches ? A cette pédiatre qui ne savait pas, mais faut-il tirer sur le lampiste ? A l’autorité vaccinale incapable d’organiser en temps utiles une vaccination très problématique dans un cadre généralisé et obligatoire, avec une obligation sans concession de la part des PMI à l’entrée des crèches et garderies (refus des contre-indications à Paris par exemple), et avec un corps médical constitué de praticiens non seulement mal préparés à réaliser des injections intradermiques sur des nourrissons, mais maintenus dans l’ignorance d’une part des conséquences réelles de ce vaccin, même avec une technique parfaite, d’autre part de la conduite à tenir en pareil cas. Il y a là une incroyable impréparation et ce sont les nourrissons et leurs familles qui en ont pâti gravement.

Si ces propos vous paraissent excessifs lisez d’abord ceux tenus par Pierre Bégué, pédiatre membre de l’Académie de médecine et ancien président du CTV, au cours de son audition au Sénat le 22 février 2007 :

« J’étais externe en 1959, au moment de l’expérimentation du Monovax.

Malgré notre entraînement à faire des piqûres, il était difficile de vacciner un nourrisson.

Le Monovax, malgré ses imperfections et sa qualité inférieure à celle de l’intradermique, a permis d’appliquer la loi aux nourrissons.

Le Monovax n’est donc pas venu pour rien ; il n’est pas une fantaisie de l’industrie.

Inversement, malgré une AMM renouvelée régulièrement depuis les années 1970, les dossiers européens de Monovax se sont révélés insuffisants, et le laboratoire a reculé devant le prix effarant pour les refaire. Le Monovax a donc été arrêté.

Si nous avons pu maintenir, en France, la vaccination obligatoire, c’est parce que nous avions la bague.

Les pédiatres ont donc dû faire face à des réclamations justifiées…pédiatres que je défends ici, l’étant moi-même. »

C’est d’ailleurs lui qui avait initié le communiqué du 13 décembre 2005, voté à l’unanimité par l’Académie de médecine, qui réclamait la suspension de l’obligation du BCG pour janvier 2006. Ces propos compétents et vigoureux de Pierre Bégué laissent bien supposer que ce ne sont pas les quelques documents de l’Afssaps qui permettront de beaucoup améliorer la situation pour les enfants qui seront vaccinés. Il y en aura moins, c’est tout.

On vaccine d’abord, on avise ensuite

Aux journées de veille sanitaire, le 30 novembre 2007, Christian Perronne, qui fut président du CTV jusqu’en septembre et est maintenant président de la Commission de sécurité sanitaire du HCSP, n’a pas hésité à s’en prendre, sans le nommer, à un autre pédiatre –très certainement Robert Cohen brillant animateur d’infovac- pour avoir annoncé dès janvier 2006 aux médecins et aux pédiatres ce qui allait se produire avec le SSI, alors que, selon C.Perronne, il fallait attendre puisque le vaccin n’avait pas encore été utilisé en France…En France, oui, mais ailleurs si et on savait parfaitement à quoi s’en tenir ! Mais cette critique injuste démontre aussi une autre attitude désastreuse : on vaccine d’abord, on avise ensuite ! Attitude constamment en vigueur dans notre pays. Et l’on s’étonne d’être confronté à des crises sanitaires !!!

Pour ceux qui auraient des doutes sur la réalité du désastre que fut l’utilisation du BCG SSI dans l’impréparation TOTALE pendant 2 ans, voici quelques témoignages de parents. Ils proviennent du blog bébé, dans une page ouverte en février 2006 sur la polémique autour du BCG. Elle avait recueilli 544 messages en août 2007 ! J’y suis d’ailleurs beaucoup intervenu. C’est une formidable mine de témoignages et de réactions pouvant apporter des éléments pour une étude sociologique par exemple.

La mort du Monovax : regrets éternels !

Voici d’abord quelques témoignages regrettant la disparition du Monovax, preuve que ces personnes ne sont nullement opposées aux vaccins par principe :

Rédigé par: Wil… 11 sept. 07 08:37:38

« Ma fille de 4 mois a été vaccinée le 20 juin 2007 par le fameux vaccin SSI , 2 mois après, induration , rougeur et formation d'un gros abcès ..
Durant 3 semaines écoulement purulent de cet abcès grrrrrrrr
Je joue l'infirmière depuis 3 mois environ avec soin pour mon bébé de 4 mois .
Je ne comprends toujours pas pourquoi ce vaccin a été approuvée par la commission européenne et que les bagues ne soient plus commercialisées depuis déc 2005!!!! »

Rédigé par: Lu… 2 oct. 07 17:07:44

« Je suis maman d'un petit garçon de 2 ans et demi que j'ai fait vacciner avec le nouveau BCG au mois d'avril 07, le jour de son anniv. Au début tout allait bien. Courant juin un abcès sur le bras est apparu qui a commencé à suppuré début juillet. Le médecin a dit « réaction normale » et a prescrit désinfectant et compresses car le bras était douloureux. Au retour de vacances son vaccin me laissait perplexe. Donc revisite et là analyse de la sécrétion car il avait un trou de 5mm de diamètre par lequel le pus s’écoulait ainsi qu'un décollement de la peau. Verdict il a un "Staphylococcus aureus" que je soigne toujours par pommade antibiotique jusqu'à guérison qui peut être très longue. Je suis vraiment déçue par tous ces produits sur le marché alors que le monovax fonctionnait très bien. »

Confiance dans la médecine : rien ne va plus !

Rédigé par: Blan… 21 juill. 07 18:11:39

« Je pensais être une mère attentive aux soins de mes enfants et de pas trop donner de médicament. Pour mon fils, qui va avoir 3 ans le 28 juillet, j'ai réussi par les contre-indications à le faire entrer en crèche, mais pour l'entrée à l'école maternelle en septembre, le BCG étant obligatoire, j'ai pensé qu'il était assez costaud pour pouvoir être vacciné. A tort il a actuellement une ulcération purulente au niveau de son vaccin. Il a été vacciné au mois d'avril 2007. Je suis très en colère car ma confiance envers le corps médical est désormais rompue. »

Rédigé par: Ma… 3 juill. 07 20:04:44

« J'ai un fils de 11 mois qui a été vacciné avec le BCG SSI il y a 1 mois environ. Il a développé ce que les médecins appellent un abcès froid. Son épaule a doublé de volume et est de couleur violette avec plein de pus a l'intérieur. Les pédiatres que j'ai consulté me disent tous la même chose : ils ne savent pas quoi faire ! Aujourd’hui j'ai emmené mon fils aux urgences car ça a triplé de volume. Ils disent qu'il faut inciser et après ils changent d'avis : il faut laisser le pus s'écouler de lui même. Que doit-je faire si les médecins eux-mêmes ne savent rien? Si une personne s'est retrouvée dans la même situation peut-elle me renseigner ? Vous remerciant d'avance… »

Nous constatons donc que ce n’est pas seulement la confiance dans le vaccin qui est rompue mais aussi et surtout envers le monde médical. Les médecins eux-mêmes sont désemparés, ils hésitent et changent d’avis faute d’avoir reçu des directives précises et valables. Mais y-en a t-il ? Les propos de Pierre Bégué, qui s’y connaît, permettent d’en douter. C. Perronne avait déclaré au Parisien (édition du 7 juillet 2006), que les complications au niveau du ganglion se soignaient avec un petit traitement. Le petit traitement en question, il l’a présenté sans conviction à l’audition BCG le 13 novembre 2006. Ce sont des antituberculeux comme l’isoniazide et la rifampicine dont les conséquences hépatiques sont importantes. Aujourd’hui, l’Afssaps précise dans sa notice aux médecins :

« aucun traitement antituberculeux ou antibiotique par voie locale ou générale n’a fait la preuve de son intérêt »

Nous voilà une fois de plus complètement rassurés ! Rassurés sur la réalité et la profondeur de l’impréparation totale qui régna autour de ce changement de vaccin et des problèmes insolubles qu’il pose…

Refus catégorique du vaccin

Certains parents qui n’avaient pas encore fait vacciner leur enfant réagissent ainsi :

Rédigé par: Mu… 19 juin 07 12:50:01

« Plus ça va plus nous nous sommes déterminés à ne pas faire vacciner notre petit bout .

Ce week-end j’ai discuté avec quelqu’un de ma commune qui m’a expliqué qu’il avait fait vacciné son petit et cela fait un an que ça dure. Suite au vaccin, boule rouge, puis abcès (un verre de pus ). Sur un petit c’est super impressionnant, je me demandais d’où pouvait sortir tout cela sur un si petit bout de choux me disait-il.
Hôpital, grattage de la plaie, drain, hospitalisation huit jours et plus tard, quand il pensait que tous allait rentrer dans l’ordre, ganglion sous le bras, hospitalisation, de nouveau huit jours avec ablation du ganglion. Cela fait presque 1 an et commence seulement à se cicatriser. Je ne vous explique pas l’état du bras de mon petit, j’espère que nous sommes au bout me dit-il !

Quand on entend cela je crois que ce vaccin n’est vraiment utile que pour aller à l’hôpital après. Où sont les économies ! »

Effectivement, ça coûte combien à notre sécu en faillite toutes ces visites chez le médecin et ces hospitalisation ? Une autre maman en rajoute car pour son bébé les complications vont bien au delà d’un abcès local et d’un ganglion supurant sous le bras :

Rédigé par: Bé… 1 juin 07 15:10:07

Bonjour Mu…
« Si je peux me permettre, ne faites pas vacciner votre petit, nous, nous vivons un vrai calvaire! Nous sommes désespérés de voir notre bébé toutes les 6 heures avec un masque et plein de produits qu'il inspire quotidiennement, avec un tas de médicaments!!!!! Hier il a encore eu une séance de kiné......
Nous sommes très touchés par ce qui arrive à notre enfant âgé aujourd'hui de 9 mois! Nous vivons cela depuis plus de 7 mois sans savoir ce qu'il s'est passé!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! »

Lire plus loin l’origine de cette situation. Une autre maman va mettre le vaccin à la poubelle ! Attention quand même à la pollution de l’environnement ! Il vaudrait mieux le rapporter à la pharmacie !

Rédigé par: Je… 9 juin 07 22:57:57

« Je n'ai pas regardé la télévision ce soir mais tout ce que je viens de lire est pire que le plus horrible des films d'horreur!!!
J'ai le vaccin dans mon frigo, je pensais le faire à ma puce de 18 mois la semaine prochaine...
Aujourd'hui je crois plutôt qu'il va prendre la direction de la poubelle!
Et pourtant, dirons certains, je suis instit en petite section de maternelle. Je ne m'imaginais pas que c'était à ce point! D'autant plus que nous avons reçu à l'école, en milieu d'année, la fameuse note rappelant le caractère obligatoire du BCG, et peu de temps après, la visite de la Médecine Scolaire qui a vérifié un à un tous les carnets de santé de mes élèves...
MERCI de m'avoir ouvert les yeux!
MERCI d'avoir évité à ma puce de telles souffrances inutiles!
COURAGE à tous ces petits bouts qui souffrent... et à leurs parents.

Juste une dernière chose: pourquoi demande t-on cette vaccination aux bébés nageurs?? Le risque est-il plus élevé en piscine?? »

C’est la solidarité des familles qui s’exprime ici face à une intransigeance vaccinale qui manifeste à chaque instant sa méconnaissance du sujet et son impréparation. Par internet les familles peuvent communiquer instantanément leurs témoignages pour être lues à l’autre bout de la France. Autrefois cela se passait à la porte des crèches et des écoles où les mamans se racontaient leurs problèmes entre-elles. Mais il n’y avait pas de micro pour diffuser leurs propos. Aujourd’hui tout change mais notre santé publique n’a pas encore pris la mesure de ce phénomène et de ses conséquences. La réactivité des personnes motivées est très grande avec une communication et des échanges quasi instantanés alors que nos institutions sont d’une incroyable lenteur.

Une autre maman témoigne à la suite d’une vaccination faite au pied (pour éviter une marque disgracieuse sur le bras…)

Au pied ou au bras même combat !

Rédigé par: Rou… 4 mai 07 10:10:41

« Mon médecin ne m'a pas laissé le choix que de vacciner mon petit Morgan par le B.C.G, il l’a vacciné le 10/11/2006. Il a eu une bécégite au pied droit a l'endroit où il a été vacciné, et en février 2007 des ganglions du plis de l'aine droit on gonflé de la taille d'un oeuf de pigeon, et le 17 mars un kyste de pus a percé, et il a du être opérer le 24/03/2007 pour évacuer tout le pus qui n'était pas sorti et aujourd'hui le 4 mai 2007 il suppure toujours et va être réopérer le 7 mai pour aller chercher l'infection qui est en profondeur. Alors je ne vous dit pas ma colère quand au conséquence d'un simple vaccin qui doit éviter des maladies, mais qui implique bien des complications. »

Rédigé par: Ch… 19 avr. 07 21:55:35

« Notre pèpère a été vacciné en juillet 2006, à l'âge de 4 mois (pour une entrée en crèche en septembre). Un abcès purulent est apparu à la mi-août, il a eu jusqu'à 4 cm de diamètre avant de se percer. Aujourd'hui (soit presque 10 mois plus tard), la plaie n'est toujours pas complètement résorbée. Malgré les informations transmises par l'AFSSAPS aux professionnels, aucune déclaration n'a été faite par la pédiatre (ni par la pédiatre suivante car nous en avons changé...). Pourtant il me semble que seul le poids de ces déclarations, et donc des statistiques, peut avoir une valeur dans l'univers politico-scientifique. »

La sous déclaration est la règle. L’Afsaps le sait très bien puisque sa représentante aux journées de veille sanitaire, Mme A.Castot, disait le 30 novembre 2007 :  « Il existe une sous notification très nette des effets indésirables des vaccins ».  Cela n’empêche pas l’Afssaps de faire comme si les déclarations avaient valeur de statistique pour mesurer la fréquence d’une complication…

Un témoignage terrifiant …

Rédigé par: Li… 10 avr. 07 11:22:30

« Début octobre 2006, j'ai mis au monde une petite fille en parfaite santé. Début décembre 2006, j'ai emmené mes deux autres enfants chez un généraliste (mon médecin habituel était en congé) qui m'a quasiment considérée comme une mauvaise mère parce que je n'avais pas encore fait vacciner le bébé (elle n'avait pas encore tout à fait deux mois). Je suis rentrée chez moi avec une grosse boule de culpabilité au ventre. J'appréhendais beaucoup de faire le BCG sur un enfant aussi petit.

Début mars 2007, je devais reprendre le travail : qui dit travail, dit nounou, dit BCG. Je n'étais absolument pas au courant des problèmes du BCG, je ne savais même pas que ce n'était plus le même. Mon fils de 5 ans a eu l'ancien qui ne lui a absolument produit aucun effet secondaire. J'ai donc amené mon bébé qui était alors âgée de 4 mois, en toute confiance, faire son vaccin du BCG. Petite fièvre, sans gravité, dans la nuit. Puis un mois plus tard : 40,6°, énorme abcès au pied avec extension d'une rougeur en forme de bande sur la cheville et qui a continué à s'étendre durant son séjour à l'hôpital (tuberculose du pied déclenchée par le vaccin d'après les médecins, hospitalisation de 10 jours, vomissements, diarrhées, perfusions à la tête puis aux bras et aux pieds), antibiotiques costauds, scintigraphie osseuse, radios...) la fièvre a disparu, avec beaucoup de difficultés, au bout de 8 jours.

Notre fille est sortie de l'hôpital avec des piqûres à faire par une infirmière à domicile. Nous pensions être débarrassés puis un mois plus tard : tuméfaction et amalgame de plusieurs ganglions au niveau de l'aine de la jambe ayant reçu le BCG. Depuis hier on peut voir, à l'œil nu, une boule rouler au niveau du bas ventre, au dessus des autres ganglions, quand notre fille bouge sa jambe. Nous sommes allés à l'hôpital hier soir afin que soit lu son test tuberculinique (1,5 cm de diamètre)qui semble (d'après la conversation entre médecins, porte fermée) être trop large. Ces mêmes médecins n'ont même pas daigné toucher notre fille (comme si elle était pestiférée) et nous ont dit que nous devions voir avec notre médecin traitant qui, selon eux, est l'unique responsable et que eux ne sont pas en mesure de soigner notre fille.

Je suis partie en larmes et impuissante de l'hôpital avec mon petit bout de chou dans les bras (en plus, le temps que nous avons passé là bas, elle a vomi à trois reprises). Si nous avions été informés de tout cela avant l'injection, nous ne l'aurions jamais faite. En outre, notre médecin a fait cette injection au pied (pour la cicatrice a-t-il dit !). Lorsqu'il a piqué, notre fille a bougé, le liquide vaccinale s'est échappé en jet de la seringue et, je l'ai pris dans l'œil gauche*. Puis il a repiqué une seconde fois** (probablement trop profondément : voie musculaire au lieu d'intradermique).

Lorsque notre fille est sortie de l'hôpital au bout de 10 jours, nous nous sommes rendus chez notre médecin pour lui montrer le pied de notre fille : nous sommes tombés de haut lorsqu'il nous a dit qu'il avait vu un article relatant les problèmes liés à ce nouveau BCG (visiblement, il était au courant et ne nous a pas informés !) Aujourd'hui, nous avons très peur pour notre fille. Elle a un œil* qui semble gonfler tout doucement. De plus, notre cadette (qui n'est jamais allée en collectivité) est la seule à n'être pas vaccinée, je suis asthmatique (traitement à vie à prendre matin et soir pour pouvoir vivre normalement) et mon ami a la maladie de little (Infirme moteur cérébral par manque d'oxygénation à la naissance) et a déjà eu des pneumopathies avec hospitalisation. Depuis son retour de l'hôpital, notre fille est couverte de plaques d'eczéma (surtout les jambes, le ventre et les bras). Nous ne savons plus quoi faire pour nous faire entendre (nous avons le sentiment que le cas de notre enfant ennuie le corps médical) et à faire soigner décemment notre enfant. »

*L’Afssaps précise maintenant à ce sujet (depuis le 21/12/07) : « En cas de projection oculaire : rincer abondamment au sérum physiologique ; jeter les lentilles, au besoin » Il est possible que l’œil de l’enfant ait également reçu des gouttes du vaccin.

**L’Afssaps précise maintenant : « En cas de sous-dosage : de ne pas réinjecter une dose vaccinale » La notice du fabricant précise : « Administrer le vaccin lentement. Une papule pâle apparaît en “peau d’orange” c’est le signe d’une injection correcte. La papule disparaît en 10 à 15 minutes.  S’il n’apparaît pas de papule, ne jamais administrer une seconde dose de vaccin. »

Dans le témoignage suivant, X,Y et Z désignent des villes. J’avais moi-même contacté au sujet de cet enfant la pharmacovigilance de la ville X pour la mettre en relation avec la maman, ce qui s’est réalisé comme elle le dit. On voit aussi sur cet exemple que même un cas très grave et qui avait été hospitalisé n’avait donné lieu à aucune déclaration. Il aura fallu une intervention extérieure actionnée à la manivelle par un citoyen en dehors du monde médical pour que cela se fasse…Et avec quelques réticences !

Rédigé par: Li… 17 avr. 07 18:04:20

« J'ai été contactée par un médecin du CHU de X… Nous avons cassé les pieds à la pédiatre de Y… Normalement, le cas de notre bébé aurait dû être enregistré au centre de pharmacovigilance. La pédiatre de Y… m'a dit que, en effet, il aurait dû mais que ça n'a pas été fait mais qu'elle ferait le nécessaire pour qu'il le soit (à voir !). Elle m'a aussi avoué que l'hospitalisation de notre fille, en février, dans leur service les a beaucoup ennuyés car ils ne savaient pas comment gérer son problème et craignaient d'avoir recours à la chirurgie. Elle m'a dit que elle et ses collègues n'aimaient pas devoir intervenir chirurgicalement sur un enfant aussi petit car ils ne disposent pas de moyens matériels suffisants et adaptés. Si l'abcès froid de notre fille venait à couler, nous serons dans l'obligation de nous déplacer jusqu'à Z… pour traiter l'abcès de façon chirurgicale si besoin. Pas très rassurant tout çà. En attendant, je surveille scrupuleusement la petite puce.

Rédigé par: Li… 21 avr. 07 09:26:24

Nous sommes allés voir la pédiatre de Y… jeudi après midi. L'abcès froid à l'aine de notre puce semble moins être en profondeur. Maintenant, elle a comme une cloque avec du liquide, de deux centimètres sur un centimètre, en surface. Nous avons voulu un avis de la pédiatre pour savoir si on devait aller ou non à Z…. La peau suinte et est collante, mais çà n'a pas percé. Nous devons donc attendre soit que çà se résorbe tout seul ou que çà perce carrément. Nous lui avons reparlé de la pharmacovigilance. Elle nous avait dit que le nécessaire avait été fait. Ce professeur de Z… a été contacté par celui de X… (je le sais parce que cette personne m'a envoyé un mail pour me dire qu'elle transmettait notre cas au centre de pharmacovigilance de Z…). C'est le professeur de X… et de Z… qui ont fait leur boulot. Y…: j'ai des doutes. Autre soucis : ma puce n°2 doit aller à l'école en septembre et on me demande les certificats de vaccination. J'en ai parlé à la pédiatre de Y… et je lui ai dit qu'avec ce qui c'est passé avec la puce n°3, je suis échaudée : en bref, je ne sais pas quoi faire. La puce n°3 a des rappels de DTpolio à faire et avec ce qu'elle a eu, on n'a pas pu respecter le protocole de vaccination. Un méningitec attend aussi toujours à la pharmacie (36 euros non remboursés) et il sera périmé en novembre 2007 : la pédiatre nous a dit d'attendre jusqu'en septembre pour le méningitec mais de faire quand même les rappels de DTpolio. J'ai une peur incroyable pour les deux poupées, je n'ai pas envie que ma puce n°2 se retrouve avec des abcès, certes elle est plus âgée (2,5 ans) mais... »

Pour terminer cet article (mais pas malheureusement la liste des incidents graves de cette vaccination), voici l’exemple de Bé. Contrairement au cas de Li, les preuves que ce soit le vaccin n’ont pas été apportées. Mais a-t-on voulu les chercher ?

Rédigé par: Bé… 29 mai 07 15:59:32

« Je viens de lire tous vos commentaires et je suis outrée!!!! Je vais raconter ma petite histoire en quelques lignes.....Le 18 août 2006 est devenu le 3e plus beau jour de ma vie : notre deuxième bébé est arrivé en excellente santé!
En Octobre voici un grand jour, la rentrée en crèche. Nous allons donc chez le pédiatre faire le BCG (sans savoir que nous rentrions dans un vrai cauchemar). 15 jours après ce vaccin bébé tombe malade (rien de grave) rhinite qui n'a fait que s'aggraver!!!!! En bronchiolite, foyer pulmonaire au lobe supérieur droit, scanner : multitude de foyer dans les deux poumons. 3 PH Métrie, Fibroscopie réalisé à Necker: sécrétions très importante dans ces petits poumons. TOUS ces examens réalisés sur 6 mois (le temps paraît très très long car nous ne savons toujours pas ce qu'a notre petit) Donc depuis 6 mois kiné deux fois par jour, respiration artificielle 3 fois par jour......!!!!!! Je me tue à demander au docteur de l’ hôpital si le BCG n'y est pas pour quelque chose!!!!!! Je suis sûre que SI, en plus bébé maigri!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Nous attendons le 14 juin pour une biopsie des cils.....à Necker.

Des parents DESESPERES.....

Rédigé par: Bé… 4 juin 07 19:26:45

Je vais vous rajouter une autre chose.....
Mon bébé a fait de nouveau un abcès!!!!!! le "pus" est de nouveau sorti.....Nous avons téléphoné à l'hôpital (ils nous connaissent super bien, avec une hospitalisation tous les 15 jours de 5 jours depuis 6 mois!!!!....Normal, ils m'ont dit ! Pas de soucis, c'est NORMAL!!!!!!!!! Le bras de BB est encore plus violet!!! Cloqué et avec une crevasse!!!! Hum sympa!!!!! Et nous, impuissants, nous attendons!!!!
Désolée de vous raconter tout ça mais je nous vous cache pas que cela me fais vraiment beaucoup de bien......
Et pour vous Mu…, renseignez vous bien!!!!!!!!!!!!
Bon courage et votre pédiatre ne peut pas vous trouver une excuse???? Afin de passer à coté….. d'un massacre!? Allez, bon courage et restez solides, les petits bouts ont besoin de nous!!! Avec sourire et joie!!! (Dur mais bon!)

Rédigé par: Bé… 22 août 07 13:59:31

Les news ne sont toujours pas bonnes!
il y a 3 semaines, nous avons vécu une très longue semaine........sans doute la plus longue de notre existence....
Necker nous a téléphoné pour nous dire qu'il fallait se rendre le plus rapidement possible à l'hôpital du Chesnay pour lui refaire faire le test de la mucoviscidose (il en a eu déjà trois.... normalement si à la naissance le test est négatif c'est pour toute sa vie!) j'ai donc quitté mon boulot pour me rendre directement la bas afin d'avoir un rdv le plus rapidement possible!
il a fallu que nous attendions 4 jours(je vous laisse imaginer notre angoisse!!!!)
je vais abréger.... le test DIEU MERCI est de nouveau négatif. j'ai donc téléphoné à Necker au pneumologue qui suit mon fils, et qui me dit
"bon, c'est déjà une bonne chose!"
je lui avait demandé pourquoi avoir voulu lui refaire un 4e test
"vous savez.....madame votre fils à comme même tous les symptômes de la muco et lors du 3e IRM nous retrouvons pour la nième fois une multitudes de foyer dans ses poumons"!
je reste scotchée............je lui ai dis"quand le test est fais dès la naissance il reste négatif, donc au lieu de ce cacher derrière cette fichue maladie, il fallait peut être trouver réellement ce qu'avait notre enfant!!!!!!!!!!!au lieu de tourner autour du pot!!!!!!!!!
don ils envisagent une biopsie pour le mois d'octobre, plus une autre fibro!
donc pour le moment nous restons sans réponse et sans pouvoir mettre une image sur ce que notre enfant peut avoir!!!!
donc nous continuons la trimiothérapie, son oxygène, ses masques, ses corticoïdes; ses visites biquotidiennes chez son formidable kiné etc..........et cela depuis maintenant 9 mois et demi....SYMPA.....

Je suis quand même très ravie pour toutes ses mamans qui ne vont plus vacciner leur enfant..... à bientôt »

Il en faut du courage pour écrire la dernière phrase après tout ça !

La vaccination SSI va se poursuivre sur une population plus limitée. Ainsi les réactions seront moins nombreuses et peut-être ne franchiront-elles plus la barrière qui permet que certaines soient connues, au moins sur internet à défaut d’être reconnues par l’Afssaps. Un peu comme les accidents d’autocar par rapport à des accident de voitures. Mais les enfants vaccinés seront-ils mieux traités pour autant. Il faut l’espérer mais est-ce possible ? Je veux dire, les propriétés du vaccin permettent-elles de le faire ? Pas si sûr…Quand on constate, par exemple, que l’Afssaps a remplacé1 cm (norme du fabricant) par 3 cm pour définir la barrière d’anomalie de la taille de l’abcès.

Et pour quel bénéfice ? J’étudierai cet aspect dans un autre article.