A partir du 11 juillet cette page sera évolutive pour suivre les événements ! Dernière mise à jour 11 juillet.

Vidéo de l'intervention de Roselyne Bachelot sur France 2 ce matin 11/07/07 à 7h45

Communiqué de presse de la société française de santé publique qui se félicite des mesures prises. Lire le communiqué.

Vous avez été très nombreux a visiter ce blog le 10 juillet. Sans doute en raison de l'annonce par la presse de la fin de l'obligation du BCG pour le lendemain. L'annonce officielle sera faite au cours d'une conférence de presse de Madame la Ministre le 11 juillet à 11h30. Le décret pourrait aussi être publié le jour même ou les jours suivants au JO. De plus, le plan tuberculose sera aussi commenté au cours de cette conférence de presse et son contenu est très important car il devrait préciser certains points encore non éclaircis de la vaccination ciblée qui se mettra  en place (recommandation géographique pour l'Île de France ou non ?)

Je vais essayer de suivre au plus près toutes ces informations tant attendues et tenter de les commenter au mieux et dans les meilleurs délais. Aussi cette page pourra être évolutive pendant peut-être plusieurs jours. N'hésitez pas à venir la consulter plusieurs fois.

Première Info : ce matin 11 juillet à 7h50 dans Télématin sur France 2 Roselyne Bachelot est interrogée  sur le sujet du BCG. Tout indique dans ses propos que le ciblage ne sera pas géographique mais sur les enfants en situation précaire ou en provenance de pays d'endémie tuberculeuse. Sur ce point très important  il semble qu'on puisse être rassuré.  Elle a précisé qu'on allait suivre de très près l'évolution de la maladie et que le cas échéant elle reviendrait sur cette suspension*.

*{ Voilà une raison pour continuer à surveiller le travail des experts sur ce point : des enfants sans BCG et testés positifs sont sans doute infectés mais pas forcément malades. La résistance naturelle à l'infection est très importante. Affaire à suivre...}

Supprimer le BCG pour faire des économies ? Elle répondra qu'il n'y aura pas d'économies puisque cet argent économisé sera aussitôt réinjecté dans la lutte contre la maladie.

Seconde Info : le décret sur la suppression de l'obligation n'est pas au JO du 11 juillet. Il est probablement déjà signé car il doit l'être par le premier ministre et ce serait curieux que son ministre annonce ainsi la fin de l'obligation avant qu'il ait signé ! Donc il sera publié au JO dans les jours à venir.

Troisième info : l'annonce de la conférence de presse est en ligne sur sante.gouv.fr :

"Roselyne BACHELOT-NARQUIN,
Ministre de la Santé, de la Jeunesse et des Sports tiendra une conférence de presse pour présenter le lancement du Programme national de lutte contre la tuberculose.
Mercredi 11 juillet 2007 à 11 h 00  au Ministère de la Santé, de la Jeunesse et des Sports, 14, avenue Duquesne 75007 Paris
Ce programme prévoit notamment la suspension de l’obligation de vaccination par le BCG chez les enfants et les adolescents."

Il est évidemment très important que cette annonce soit faite par une conférence de presse de la Ministre et non pas seulement par un décret au JO et une modification dans le calendrier vaccinale. Donc, très grand merci à Madame Bachelot pour cette initiative très judicieuse. MERCI!!! Au nom de tous les enfants qui allaient être bientôt vaccinés pour la rentrée de septembre et dont le rendez-vous était déjà pris et le vaccin au frigo ! Cette conférence de presse fera que tous les médias en parleront et en parlent déjà. MERCI !!!

Info 4 : A l'instant, 12h35, je viens d'entendre le pédiatre Henry-Pierre Mallet sur Europe 1. Il est chargé de la lutte antituberculeuse à la mairie de Paris. Il est effectivement question de la forte recommandation de vaccination des enfants d'Île de France et de Guyane comme le recommandait l'avis du 9 mars du CTV et du CSHPF et en opposition avec l'avis de la commission d'audition et de son président qui n'en voulait pas. Le présentateur lui a bien fait préciser que le médecin restait libre de vacciner ou pas selon l'appréciation des risques de contamination. Le pédiatre a été bien interrogé par le journaliste car cela lui a fait dire que si la vaccination n'était pas fortement recommandée pour tous les enfants d'Île de France, où les populations à risque sont les plus nombreuses, cela aurait pour conséquence de faire baisser la couverture pour ceux qui sont à risque. Autrement dit il s'agit d'une recommandation tactique. les Yvelines ont en particulier un taux global de 8 qui est inférieur à celui de la Bretagne par exemple. Donc il semble que la recommandation géographique demeure mais il faut en comprendre les véritables raisons.

Confirmation après avoir vu les images sur France 2 : Roselyne Bachelot n’était pas seule. J’ai reconnu Didier Houssin le Directeur général de la santé et Christian Perronne qui était le président du CTV et du CSHPF au moment de l’avis du 9 mars. C’est sans doute lui qui a présenté le ciblage géographique sur l’Île de France et non la ministre qui n’en parlait pas du tout ce matin. Il y avait aussi Gilles Brucker le Directeur général de l'InVS. Un partage des rôles qui nécessitait bien une réunion préliminaire qui était prévue à 10 heures pour une conférence de presse à 11h30. Il fallait bien cela pour harmoniser la façade !

France 2 comme France-info ont présenté la vaccination ciblée comme devant être OBLIGATOIRE ! C'est évidemment FAUX et d'abord parce que cela poserait des problèmes juridiques insolubles.  L'une des difficultés sera de faire accepter  cette vaccination à certains pendant que d'autres se réjouiront de la voir supprimer. Mais c'est jeter de l'huile sur le feu que de chercher à faire croire qu'elle sera obligatoire pour des enfants qui seront souvent aussi d'origine africaine ou asiatique.

Info 5 : Si le journal de la santé sur la 5 va parler du remboursement du vaccin contre le cancer du col de l'utérus il n'a pas prévu de parler de la suppression du BCG ! Demain peut-être...Pas même !

Info 6 : La totalité du dossier est maintenant en ligne sur le site du ministère  en page d'accueil. Les recommandations sont celles de l'avis du 9 mars 2007 :

 

"La vaccination BCG est fortement recommandée chez les enfants à risque élevé de tuberculose, qui répondent au moins à l'un des critères suivants :

 

  • enfant      né dans un pays de forte endémie tuberculeuse ;
  • enfant dont au moins l'un des parents est originaire de l’un de ces pays ;
  • enfant devant séjourner au moins un mois d’affilée dans l’un de ces pays ;
  • enfant ayant des antécédents familiaux de tuberculose (collatéraux ou ascendants directs) ;
  • enfant résidant en Île-de-France ou en Guyane ;
  • enfant dans toute situation jugée par le médecin à risque d'exposition au bacille tuberculeux notamment enfants vivant dans des conditions de logement défavorables (habitat précaire ou surpeuplé) ou socio-économiques défavorables ou précaires (en particulier parmi les bénéficiaires de la CMU, CMUc, AME, …) ou en contact régulier avec des adultes originaires d’un pays de forte endémie.


Chez ces enfants à risque élevé de tuberculose, la vaccination BCG doit être réalisée au plus tôt, si possible à la naissance ou au cours du premier mois de vie, sans nécessité d’IDR à la tuberculine préalable. Chez des enfants appartenant à l’une de ces catégories à risque élevée et non encore vaccinés, la vaccination doit être réalisée jusqu’à l’âge de 15 ans. L’intradermoréaction (IDR) à la tuberculine préalable à la vaccination doit être réalisée à partir de l’âge de 3 mois afin de rechercher une infection liée à une contamination après la naissance.

Le Conseil supérieur d’hygiène publique de France, dans son avis du 09 mars 2007, recommande que lors de la consultation de prévention du 4ème mois de grossesse, l’évaluation du risque de tuberculose et l’indication de la vaccination BCG soient systématiquement abordés avec les parents, et que lors de la consultation du 8ème jour après la naissance, une discussion sur l’indication du BCG ait lieu avec mention de la décision dans le carnet de santé (pages relatives à la surveillance médicale)."

Les contre-indications sont réactualisées avec le SSI alors que pendant 18 mois on a vécu avec celles plus restreintes du monovax ! Mieux vaut tard que jamais !

"Contre indications à la vaccination par le BCG-SSI
              Le vaccin BCG SSI® ne doit pas être administré en cas d’hypersensibilité à l’un de ses               composants. La vaccination doit être différée en cas de fièvre ou de dermatose infectieuse généralisée.

              Le vaccin BCG SSI® est également contre-indiqué pour les personnes recevant des corticoïdes par voie générale ou un traitement immunosuppresseur (y compris la radiothérapie),les personnes souffrant d’affections malignes (par exemple lymphome, leucémie, maladie de Hodgkin ou autres tumeurs du système réticulo-endothélial), les personnes atteintes d’immunodéficiences primaires ou secondaires, ainsi que les personnes infectées par le VIH (incluant les enfants nés de mère infectée par le VIH).

              Le vaccin BCG SSI® ne doit pas non plus être administré aux patients recevant un traitement prophylactique antituberculeux."

"Effets secondaires du BCG-SSI
              Lié à la technique d’injection : l’erreur la plus fréquente consiste à injecter le vaccin trop               profondément (SC, IM) ou à administrer une dose trop  élevée par rapport à celle préconisée selon l’âge du patient. Il en résulte des abcès au point d’injection, des adénopathies locorégionales, évoluant parfois vers la fistulisation.
             
              Chez le sujet immunocompétent, les ulcérations locales post-BCG sont bien connues et surviendraient dans 1 à 2 % des cas (avec ou sans adénite satellite). Leur évolution  peut se prolonger sur plusieurs mois, mais elles finissent par guérir sans séquelles, si ce n’est la cicatrice.
             
              Parmi les réactions systémiques, ostéites et  « bécégites infectieuses généralisées» ont été rarement rapportées. Traditionnellement observée chez les enfants présentant un déficit immunitaire sévère, la bécégite généralisée a été signalée de deux à cinq fois pour un million de vaccinés.
             
              Les effets indésirables doivent être déclarés au réseau national des trente et un Centres régionaux               de pharmacovigilance (CRPV) dont les coordonnées sont disponibles sur le site Internet de l’Afssaps"