Le 8 juin 2007 la Société française de santé publique, la SFSP, association loi 1901 reconnue d’utilité publique et qui fêtera ses 130 années d’existence cette année, tenait son assemblée générale annuelle dans un amphi de la Pitié Salpétrière à Paris. La conférence accompagnant cette assemblée générale avait pour thème l’organisation de l’audition publique des 13 et 14 novembre 2006 sur la levée de l’obligation du BCG ainsi que sur les débats ayant animé cette audition. Elle fut animée par les 2 principaux animateurs de cette audition, le président du comité d’organisation François Bourdillon, médecin à la Pitié et président réélu de la SFSP, et Jean-Louis San Marco professeur de santé publique à la Timone à Marseille, président de la commission d’audition. Tous deux furent les co-rédacteurs du rapport de la commission d’audition du 13 décembre 2006.

La SFSP a publié à l’occasion de cet événement un communiqué de presse rappelant au ministère qu’à propos de la  « vaccination par le BCG, il est urgent de prendre une décision et de communiquer »

Constatant en effet que « le rapport de la commission d’audition ayant été présenté au comité technique des vaccinations et au conseil supérieur d’hygiène publique de France qui ont émis depuis, le 9 mars 2007, un nouvel avis tenant en compte des nouvelles propositions, la Société française de santé publique considère que cet avis doit permettre au ministre de prendre une décision. Les experts se sont réunis, des débats publics ont été organisés. Il faut dorénavant trancher.

La situation actuelle dans laquelle prévalent une obligation vaccinale, une couverture vaccinale par le BCG qui chute et l’absence d’information des parents et des professionnels de santé, est délétère en termes de santé publique. »

« La société française de santé publique, poursuit le communiqué, qui consacre le thème de son assemblée générale du 8 juin 2007 à la question de la levée de l’obligation vaccinale demande au nouveau ministre de la Santé de prendre très rapidement une décision concernant l’organisation et le cadre légal de la vaccination par le BCG. Elle demande également que le programme de lutte contre la tuberculose élaboré en 2006 par la Direction générale de la santé en partenariat avec de nombreux experts soit annoncé et mis en œuvre. Ce programme donne de la cohérence à la lutte antituberculeuse ; ces axes et actions permettront de réduire l’incidence de la tuberculose qui reste dans notre pays, une affection préoccupante. »

Nous attendons maintenant la réaction du ministre.