05 mai 2008
Sur l’histoire du sigle BCG
Que veut-dire BCG ? Question très
fréquemment posée dont la réponse est a priori très simple : Bacille de
Calmette et Guérin. Mais le choix de ce nom a une histoire qui n’est peut-être
pas qu’anecdotique. Guérin avait proposé à Calmette d’appeler leur vaccin le
Bacille Bilié en raison du rôle fondamental joué par la culture du bacille de
Koch en milieu bilié. Calmette refusa et préféra que son nom et celui de son
collaborateur soient associés au bacille qu’ils avaient crée. Mais pour quelle
raison a-t-il refusé la proposition de Guérin ? Uniquement par
vanité ? C’est le seul vaccin qui porte le nom de ses créateurs, mais la
réponse n’est peut-être pas aussi simple.
La culture en milieu bilié
Toute l’histoire du BCG est parti d’une
découverte fortuite faite il y a juste 100 ans, en 1908 : la culture d’un
bacille tuberculeux virulent sur un milieu de culture constitué de morceaux de
pommes de terre cuits à 70° C dans de la bile de bœuf contenant 5% de glycérine
puis autoclavés à 120° atténuait la virulence du bacille. Dotés de cette
connaissance, Albert Calmette, qui était médecin, et Camille Guérin, qui était
vétérinaire et expérimentateur, se lancèrent dans une grande aventure en
poursuivant la mise en culture par repiquages successifs. Ils espéraient
obtenir ainsi un bacille de plus en plus atténué. Les cultures successives
étaient transplantées de 3 semaines en 3 semaines. De façon progressive et
graduée les bacilles perdirent leur virulence initiale comme cela fut démontré chez
le veau puis chez le cobaye. Au bout de 13 ans, à l’issu du 231e
passage, ils ont considéré qu’ils avaient obtenu une souche pouvant être
utilisée comme vaccin. Au départ ils ne savaient évidemment pas combien de
temps il faudrait pour obtenir un bacille suffisamment atténué ni même si ce
serait possible.
Pour entretenir les bacilles vivants il
fallait les maintenir en culture. La souche initiale a été donné à plusieurs
laboratoires dans le monde et son entretien par chacun d’eux a conduit à la
création de souches sensiblement différentes comme la souche suédoise
Gothenburg maintenant abandonnée, la souche japonaise et celle de Copenhague,
la souche SSI.
Quelques temps après, en juillet 1921,
Weil-Hallé demandera l’autorisation à Calmette pour vacciner le premier être
humain, un nourrisson né d’une mère tuberculeuse décédée à la naissance de
l’enfant qui sera élevé par sa grand-mère, elle-même tuberculeuse. Le BCG avait été administré par voie
orale aux 3e, 5e, et 7e jours après la
naissance.
Parallèlement aux premières vaccinations
humaines, de très nombreuses expérimentations animales seront menées avec le
BCG dans plusieurs pays car il y avait aussi l’objectif de la lutte contre la
tuberculose bovine qui provoquait d’importants ravages dans les élevages et
était source de contaminations humaines, en particulier par le lait. Ces
nombreuses expérimentations conduiront, après 1950, à l’interdiction
internationale* du BCG chez les bovins et les ovins alors que plusieurs pays généraliseront ou rendront obligatoires
la vaccination BCG chez les humains voire chez les nourrissons…D’autres pays,
comme les USA, renonceront à l’utiliser après l’avoir essayé sur des
populations de réserves indiennes dès 1930 (Aronson), des populations Noires de
New York (Lévine et Sacket) et des expérimentations sur le cobaye avec des
poussières de silice, dans l’espoir déçu de lutter contre la tuberculose du
mineur.
Le bacille ou la bile ?
Une fois le bacille découvert on se
posera longtemps la question de savoir s’il pouvait retrouver sa virulence
originelle. Il y eut de très intenses polémiques à ce sujet car de nombreux
faits difficiles à interpréter pouvaient donner à le penser. Pourtant il est
aujourd’hui admis que ce bacille, qui a d’ailleurs connu de nombreuses autres
cultures ayant encore atténué sa virulence, ne revient pas en arrière pour
retrouver la virulence d’un bacille tuberculeux. En soi, l’existence même du
BCG -en tant que bacille et non pas de vaccin- est une remarquable découverte
qui démontre le formidable pouvoir de la bile qui participe chaque jour à la
nourriture de notre corps car nos aliments sont imprégnés de sels
biliaires.
Calmette aurait pu être mieux inspiré
s’il avait jugé ainsi pour rechercher dans la bile le facteur actif afin de
tenter d’en faire un remarquable médicament contre la tuberculose.
Malheureusement il préféra promouvoir le bacille en pensant que sa présence
dans le corps allait protéger contre la tuberculose. Il voulut donc faire de sa
découverte un vaccin alors qu’une autre voie était possible Il ne faut pas confondre le bacille obtenu par
Calmette et Guérin avec les propriétés de la bile qui sont à l’origine de
l’élaboration de ce bacille qui paraît stabilisé dans sa virulence par l’action
de la bile. De toute évidence Calmette tenait plus au bacille qu’à la bile.
Ainsi, on a voulu
résoudre le problème de la tuberculose par l’introduction hasardeuse dans les
organismes de ce bacille vivant alors que la bile contient de manière certaine
des éléments atténuateurs et stabilisateurs du bacille virulent. De plus, on
sait que 95% des personnes infectées par le bacille tuberculeux résistent
spontanément à cette infection mais on ne sait toujours pas en quoi consiste
cette immunité alors que nous "mangeons" chaque jour
notre propre bile qui est ainsi notre première nourriture fondamentale. Il y a
donc là une piste inexplorée.
Un autre choix est toujours possible…
La recherche
scientifique tente actuellement de recycler le bacille en y recherchant des
éléments qui seraient protecteurs. Il n’y a aucune garantie dans cette
direction toujours aussi hasardeuse alors que la bile en offre la
certitude : l’existence même du BCG, en tant que bacille et non en tant
que vaccin, en constitue la preuve la plus éclatante. La découverte de ce bacille
fut donc une très grande découverte alors que son usage en tant que
vaccin s’est révélé fort médiocre. Un autre choix est toujours possible.
Un informateur m’a dit un jour que ce
n’était pas Calmette qui serait à l’origine de la découverte initiale sur le
rôle de la bile mais un chercheur français qui aurait apporté sa découverte à
Calmette qui travaillait à l’Institut Pasteur de Lille sur la tuberculose. Je
n’ai évidemment pas les moyens de vérifier une telle affirmation mais le fait
que Calmette ait rejeté la proposition de Bacille Bilié faite par Guérin et
qu’il se soit entièrement focalisé sur la promotion de son bacille et sur sa
promotion personnelle en préférant éclipser la bile par son nom plutôt que de
lancer des recherches sur son rôle, paraissent en faveur de cette affirmation.
Quoi qu’il en soit, puisque la
littérature ancienne désignait souvent le BCG par Bacille Bilié, cette idée
pourrait être reprise, non pas pour changer un nom universellement attribué,
mais pour réorienter la réflexion et la
recherche à son sujet. En 2004 l’Europe a donné 30 millions d’euros pour la
recherche d’un meilleur vaccin contre la tuberculose mais personne ne veut
faire des recherches pour approfondir le rôle de la bile dans la tuberculose,
un siècle après que cette découverte fondamentale ait été faite. Dommage et
navrant…
* De manière plus précise un règlement international
interdit l’exportation d’animaux positifs au test tuberculinique, ce qui a
conduit les différents pays dont la France, à interdire le BCG sur les animaux
d’élevage. La méthode de lutte sera de pratiquer régulièrement des tests
tuberculiniques sur les animaux avec abattage des positifs. De nombreux pays,
dont la France, ont pratiquement éliminé la tuberculose bovine de leur
territoire. La méthode est drastique mais efficace. Elle pourrait être aussi
efficace chez l’Homme si on disposait d’un traitement peu nocif et capable de
transformer rapidement un contagieux en non contagieux. Des médicaments
existent depuis 50 ans pour cela mais leur nocivité et la propagande vaccinale
ont contribué à leur mésusage source de résistance et à la stérilisation de la
recherche.
01 mai 2008
Pourquoi un test avant le BCG ?
Voilà une question très fréquemment posée, pourquoi fait-on un test tuberculinique avant de faire un BCG et pourquoi on ne fait pas cette vaccination en cas de positivité ? La réponse est simple : faire un BCG à une personne porteuse de lésions tuberculeuses lui fait courir le risque que ces lésions flambent ou se réveillent. Cela avait été établi depuis fort longtemps et la littérature ancienne fourmille de textes à ce sujet. En voici quelques exemples :
Calmette lui-même écrivait :
« La vaccination n’est pas utilisable sur les sujets, enfants ou adultes qui réagissent à la tuberculine. » {[1] p. 25}
En application de ce principe l’article 9 du décret du 9 juillet 1951 prévoyait des mesures draconiennes d’isolement :
« Les sujets soumis à la vaccination obligatoire et qui vivent dans un milieu comportant un risque de contamination, devront, avant la vaccination, être mis à l’abri de la contamination pendant une durée de 2 mois. » {[2] p.466}
Le Professeur D.Boidé, qui était à l’époque le directeur de l’Hygiène Publique et des hôpitaux, commentait ainsi ce texte :
« Ces prescriptions, qui se conçoivent très bien d’un point de vue médical, ont néanmoins heurté un certain nombre de nos compatriotes ; si bien que dans l’état actuel des choses, cette recommandation doit être modifiée. » {[2] p 466}
Ce texte fut en effet abrogé. Mais son existence, même éphémère, témoigne de la crainte de vacciner un individu infecté.
Dans « La faillite du BCG », page 104, Marcel Ferru qui fut professeur de médecine à Poitiers, cite Guérin, Weill-Hallé le compagnon de route de Calmette et Guérin dans l’application à l’homme de la vaccination BCG. Ils écrivirent dans « La semaine des Hôpitaux de Paris » et dirent devant l’Académie de Médecine :
« La prémunition, pour être efficace, demande une protection suffisante du sujet contre le bacille tuberculeux pendant le moment où l’on applique le BCG et pendant le temps suffisant pour obtenir la prémunition. Cette notion de l’isolement des sujets qu’on veut prémunir par le BCG est trop souvent oubliée ou mise en pratique dans des conditions défectueuses. »
Les auteurs insistent sur l’importance des mesures à prendre et sur leur « absolue nécessité chez les enfants et les adolescents ».
Références :
[1] R. Mande - Manuel pratique de vaccination par le BCG - Centre international de l’Enfance - travaux et documents VI - 1954
[2] Vaccinations contre les maladies contagieuses de l’enfance – Centre international de l’enfance – travaux et documents IV- 1951
La faillite du BCG – ouvrage disponible au service librairie http://www.infovaccin.fr
23 avril 2008
Faire respecter la législation du BCG par les crèches : un acte d’intérêt général
Le BCG ne peut plus être exigé pour
l’entrée en collectivité d’un enfant ou
adolescent. Il est possible que la nouvelle législation ne soit pas toujours
respectée. Certains ont pu penser qu’il s’agissait d’une mesure en faveur de
l’intérêt individuel contre l’intérêt collectif. Il n’en est rien bien au
contraire. L’intérêt général est bien que le BCG ne soit plus pratiqué de
manière généralisée. Pourquoi ?
La nécessaire réorientation des moyens
L’une des raisons est que l’économie
faite sur le BCG devait être réinvestie dans un plan de lutte contre la
tuberculose pour une action enfin efficace comme l’écrivait le professeur
Elisabeth Bouvet dans le BEH n° 10-11
du 18 mars 2003 :
« Il y a ici une
inadéquation entre la mise en œuvre de moyens importants et peu efficaces
pour toute une population dont dans la très grande majorité présente un risque
très faible et une épidémie de plus en plus marquée dans la population migrante
vis-à-vis de laquelle aucune mesure spécifique n’est mise en œuvre.
En dehors des coûts
considérables engendrés par la vaccination (coût du vaccin lui-même et
surtout coût en personnel et en organisation) et par les tests tuberculiniques
post-vaccinaux, le BCG présente d’autres inconvénients.
Il donne l’illusion
que tout est fait pour prévenir la tuberculose en France quand la population est
vaccinée par le BCG. Il conforte dans l’inconscient collectif des populations l’idée
que le problème de la tuberculose est résolu puisque la vaccination par le BCG
est généralisée.
On peut espérer que
l’abandon de la vaccination généralisée permettra d’impulser une attitude
active de lutte contre la tuberculose par des interventions de terrain ayant pour
objectif le dépistage des cas d’infection et leur traitement afin d’éviter la
survenue de nouveaux cas de tuberculose contagieuse.
On peut aussi espérer
qu’il permettra l’indispensable modernisation des structures départementales de
lutte contre la tuberculose en leur donnant des moyens d’intervention efficaces,
utilisant des outils performants en matière d’épidémiologie d’intervention, de
communication et de recueil d’information.
C’est véritablement
un changement complet de stratégie qui est à prévoir.
Il faut comprendre que l’abandon de la
vaccination généralisée n’a pas été fait pour céder devant la pression
d’anti-vaccinalistes ou pour le confort des familles parce que le BCG SSI qui remplaçait
le Monovax était moins supportable, mais parce qu’il était absolument
nécessaire et urgent de changer enfin notre politique de lutte contre la
tuberculose et que la suppression du BCG généralisé est la première clé de ce
changement. C’est pourquoi les autorités locales avaient le devoir de se
montrer efficaces dans la transmission de l’information aux directeurs de
crèches par exemple. Faire respecter la nouvelle législation par les crèches et
autres établissements n’est pas un acte égoïste mais au contraire un acte en
faveur de l’intérêt général et collectif.
La circulaire de mise en oeuvre
A la suite du décret
du 17 juillet 2007 qui suspendait l’obligation de la vaccination BCG pour
les enfants et adolescents, la DGS (Direction générale de la santé) publiait
une circulaire pour préciser à ses fonctionnaires quelle était la marche à
suivre pour mettre en œuvre la nouvelle politique et en particulier pour que le
BCG NE soit plus exigé pour l’entrée en collectivité..
Il s’agit de la circulaire n° DGS/RI1/
2007/318 du 14 août 2007 relative à la suspension de l’obligation de
vaccination par le BCG des enfants et des adolescents et signée du Directeur
générale de la santé Didier Houssin.
Elle dit explicitement ceci :
« La vaccination par le BCG des enfants et des
adolescents est dorénavant de l’ordre de la recommandation pour ceux d’entre
eux qui sont les plus exposés au risque de tuberculose. Son indication relève
d’une évaluation médicale et ne doit pas interférer dans la décision
d’inscription en collectivité. »
Elle en donne même le détail :
« il n’y a plus lieu d’exiger la
vaccination BCG pour l’inscription
1- des enfants de moins de 6 ans accueillis
- dans les établissements
services et centres mentionnés dans l’article L2324-1du code de la santé
publique
- dans les écoles maternelles
- chez les assistantes maternelles ;
- dans les pouponnières et maisons d’enfants à caractère
sanitaire
- dans les établissements et services sociaux et
médicaux-sociaux ;
2- des enfants de plus de 6 ans, des adolescents et des
jeunes adultes qui fréquentent
- des établissements d’enseignement du premier et du
second degré ;
- des établissements mentionnés aux 1°, 2°, 3° et 4° de
l’article L312-1 du code de l’action sociale et des familles. »
Comme pour toute circulaire il s’agit d’une instruction
donnée par une administration à des fonctionnaires. Les destinataires directes
étaient les préfets de régions et de départements ainsi que les directions
sanitaires et sociales des régions et départements pour diffusion et
application immédiate à tous les responsables concernés dans les domaines
scolaires, sociaux, sanitaires et de tous les services, établissements et
structures susceptibles d'être impactés par cette mesure.
Pourtant, il arrive encore que des
crèches ou garderies disent aux familles que le BCG est obligatoire pour
l’inscription. J’ai eu très récemment connaissance d’un cas (avril 2008)
concernant une maman informée qui constate que le BCG est toujours présenté
comme obligatoire pour l’admission dans une garderie. Y retournant avec le
décret en poche il lui fut alors répondu que le document n’avait pas encore été
mis à jour…Pourtant, il suffisait de rayer un mot. Mais pour les mamans qui ne
sont pas au courant ?
Ce n’est pas un cas isolé et vous êtes
encore nombreux à venir chercher sur ce blog des infos concernant l’obligation
du BCG, ce qui semble correspondre à une application plutôt molle de la
circulaire.
Par ailleurs la circulaire précise aussi
les modalités pratiques de mise en œuvre de la vaccination ciblée. Je renvoie
le lecteur concerné à cette circulaire.
19 mars 2008
24 mars 2008 : Journée Mondiale de la Tuberculose
Comme chaque année ce 24 mars sera la Journée mondiale de
la tuberculose présentée
ainsi par l’OMS :
« La Journée mondiale de la tuberculose a pour but de faire mieux connaître l’épidémie mondiale de tuberculose et les efforts entrepris pour éliminer la maladie. Un tiers de la population mondiale est aujourd’hui infecté par le bacille tuberculeux. Le Partenariat Halte à la tuberculose, réseau d’organisations et de pays qui luttent contre cette maladie, organise cette journée pour montrer l’ampleur de l’épidémie et présenter les moyens de prévention et de traitement.
La Journée mondiale de la tuberculose, célébrée chaque année le 24 mars, commémore la présentation par le Dr Robert Koch à un groupe de médecins, en 1882 à Berlin, de sa découverte du bacille de la tuberculose, qui a marqué le début des efforts entrepris pour diagnostiquer et traiter la maladie. Dans ce domaine, l’action de l’OMS vise à réduire de moitié, d’ici 2015, la prévalence et le nombre de décès. »
L’OMS propose aussi des liens pour la
préparation de cette journée.
Pour les organisateurs
- Dossier pour la campagne 2008 [pdf 217ko]
- Messages clés [pdf 91ko]
- Téléchargez le slogan [pdf 337ko]
Liens connexes
- Partenariat Halte à la tuberculose-en anglais
- En savoir plus
sur la tuberculose
Parmi
les messages clés de l’OMS :
Un
problème mondial majeur :
« Malgré les
progrès récemment enregistrés, la tuberculose demeure un problème majeur de
santé publique dans le monde avec, chaque année, près de neuf millions de cas
nouveaux et plus d’un million et demi de décès. Il est indispensable que les
gouvernements s’engagent sans plus attendre à combattre plus activement la
tuberculose sur leur territoire. »
Chaque action individuelle
compte :
« Chacun peut
faire quelque chose pour stopper la tuberculose et chaque action
individuelle compte. En 2008, nous célébrerons les actions de tous ceux
qui, de par le monde, unissent leurs efforts pour stopper la
tuberculose. »
La
tuberculose génère la pauvreté :
« Il est
maintenant prouvé que les pays les plus durement touchés par la tuberculose
peuvent récolter en moyenne le décuple des investissements consentis aux fins
du diagnostic et du traitement de la maladie, à la condition qu’ils exécutent
le plan mondial Halte à la tuberculose.
Les souffrances
humaines liées à cette maladie étaient une raison suffisante de la combattre,
mais nous savons maintenant qu’en cherchant à l’éliminer, nous pouvons aussi
aider à réduire la pauvreté ».
Ce
point mérite d’être commenté car la formule usuelle était : pour lutter
contre la tuberculose il faut d’abord réduire la pauvreté. L’OMS affirme
aujourd’hui que la tuberculose génère de la pauvreté. En effet, les adultes
touchés ne peuvent plus assumer leur famille et deviennent au contraire à sa
charge. Ainsi, dans une telle famille, les enfants doivent assurer eux-mêmes
leurs besoins matériels tout en étant à risque de contacter la maladie.
Dossier
OMS pour la campagne 2008 :
J’ai retenu quelques
propositions pour les commenter :
- « Les agents de
santé peuvent stopper la tuberculose en restant attentifs aux symptômes de la
maladie et en en assurant rapidement le diagnostic et le traitement. »
Sur le
principe très bien, mais le problème est qu’entend-on par symptômes ? On l’apprend plus loin :
- « Apprenez à
reconnaître les symptômes de la tuberculose (toux persistant plus de deux à
trois semaines, perte de poids, fièvre, sueurs nocturnes) et encouragez
quiconque éprouverait de tels symptômes à se soumettre à un examen de dépistage. »
Ces
symptômes sont beaucoup trop tardifs car à ce stade le malade est pratiquement
contagieux et dans un état grave. Il existe pourtant des signes d’appel qui,
tout en n’étant pas caractéristiques de la maladie, sont sérieux et devraient
inciter à consulter :
- une profonde fatigue persistante ;
- une importante perte de poids.
Voici un
témoignage que j’ai entendu à la télé au cours d’une émission de Jean-Luc
Delarue :
Une
infirmière de 40 ans est là parce que sa fille, très jeune, est morte 5 jours
après avoir été diagnostiquée d’une tuberculose. Elle témoigne : je me
sentais très asthéniée mais j’ai serré
les dents, me disant qu’il fallait tenir, tenir. Tous les jours je côtoyais des
médecins que je connaissais bien mais je ne leur en parle pas…
Elle finira par devenir contagieuse, jusqu’à contaminer sa
fille. Pourtant, une campagne avec affiches et spots télé pour inciter la
population à consulter en cas de fatigue chronique aurait pu éviter ce drame et
bien d’autres. Cela pourrait se faire depuis 50 ans…Navrant ! De plus, il
est fort probable que si elle s’était pesée régulièrement (une fois par semaine
par exemple) elle aurait constaté qu’elle perdait des kilos sans raison
apparente. Or ces 2 signes apparaissent très tôt dans le développement de la
tuberculose, bien avant la toux et la fièvre. Et si ce n’est pas la tuberculose
il y a sûrement un problème sérieux quand ces signes apparaissent.
- « Les
enseignants peuvent stopper la tuberculose en informant leurs élèves sur ce
très ancien fléau. »
Cela se faisait quand j’étais jeune mais on nous présentait le tableau le plus noir de la maladie, quand le malade tousse beaucoup, est très contagieux et crache du sang. De ce fait nous pensions que la tuberculose c’était cela et rien d’autre. En 1960 j’ai fait une infection tuberculeuse qui a demandé 10 mois de traitement (voir plus loin). Je n’ai jamais toussé, n’ai pas craché de sang et n’ai pas été contagieux. Cependant, par ignorance et conditionnement lié à l’éducation scolaire, tout le monde projetait sur moi l’image du phtisique complaisamment décrite à l’école. Quand je suis retourné au collège mon prof de sport m’a dit « alors, tu crachais du sang », et il fait la moue…Il a fallu supporter tout ça. Je ne fus pas le seul puisque nous étions 4 de la même classe à avoir traîné en silence une très grosse fatigue pendant 3 mois. Mais "l’éducation" que nous avions reçu en la matière ne nous a aidé en rien pour alerter nos parents et demander d’aller voir un médecin car nos symptômes n’étaient pas ceux décrits. Nous avons ainsi perdu un temps précieux alors que les signes d’appels étaient présents pour moi plusieurs mois avant de devoir consulter, trois mois avant la prise du premier médicament. C’est le délai moyen habituel en France et il est beaucoup trop long. C’est ce délai qu’il faut absolument réduire.
D’ailleurs c’est bien là où le bât blesse comme le reconnaît l’OMS
dans son constat
du 24 mars 2008 :
« Alors que les programmes DOTS parviennent à réduire les taux de mortalité et de prévalence, une nouvelle analyse écologique laisse penser qu’ils n’ont pas encore eu un impact majeur sur la transmission et les tendances de l’incidence tuberculeuse dans le monde entier. Si tel est le cas, le défi consiste à montrer que le diagnostic de tuberculose évolutive peut être réalisé suffisamment tôt, et que les taux de succès thérapeutique peuvent être suffisamment élevés pour avoir un impact substantiel sur l’incidence sur une grande échelle géographique. »
- « Les
communautés peuvent stopper la tuberculose en échangeant des informations
aidant à prévenir la maladie et à procurer des traitements à ceux qui en ont
besoin. Message possible : Nous organisons ce soir une réunion de quartier sur
la tuberculose et les moyens de la prévenir. »
Mêmes
remarques que pour l’enseignement.
Voici l’avis de l’OMS sur la valeur du BCG, des tests de
dépistages et des médicaments contre la tuberculose, il est saignant :
« On
n’éliminera jamais la tuberculose sans disposer de médicaments, produits
diagnostiques et vaccins nouveaux et plus efficaces. Le mode de
diagnostic actuel de la tuberculose, par microscopie des expectorations, date
de plus d’un siècle et s’avère peu sensible. Les médicaments actuellement
employés contre la tuberculose datent de plus de 40 ans, et sont à prendre
pendant six à neuf mois. Les vaccins actuellement utilisés contre la
tuberculose, qui datent de plus de 85 ans, assurent aux enfants quelque
protection contre certaines formes sévères de tuberculose, mais sont peu
fiables à l’encontre de la tuberculose pulmonaire.
Il faut donc, et ce de façon urgente,
disposer de schémas thérapeutiques simplifiés et accélérés contre toutes les
formes de tuberculose; d’outils diagnostiques rapides et plus sûrs pour
détecter la tuberculose dans les meilleurs délais; et de vaccins efficaces pour
la prévention de la tuberculose à tous les âges de la vie. »
Dans
la rubrique :
COMMENT CONTRIBUER A LA CAMPAGNE DE LA JOURNEE MONDIALE
DE LA TUBERCULOSE
l’OMS
propose :
« Racontez votre
propre expérience dans un récit ou un blog. »
Chiche !
Puisque j’ai une expérience de la tuberculose, et c’est
d’ailleurs pourquoi je m’intéresse à ce sujet, la voici ! Je l’ai racontée
et analysée dans un ouvrage Tuberculine et BCG
– Les deux vérités.
Mon expérience :
Big Bang
Dans la vie de tout
individu, collectivité ou nation, se produisent parfois des événements
particulièrement forts qui vont organiser l’écoulement du temps et participer à
la construction du calendrier. Ainsi on dira : avant ou après la guerre,
avant ou après l’accident. Ces événements modifient profondément le cours de
l’existence, en définissent une nouvelle forme après avoir bousculé l’ancienne,
préparant ainsi le début d’un nouveau cycle. Ce sont de véritables Big Bang.
Le big bang qui ébranla
ma vie se produisit le 2 octobre 1959. J’étais alors élève en classe de
première. Le matin de ce 2 octobre, le médecin scolaire accompagné d’une
infirmière se présente dans la classe pour procéder à la cuti-réaction
annuelle. Bien que le BCG fût obligatoire, en principe depuis 1950, il n’était
pas pratiqué dans cette région. Nous subissions chaque année depuis le primaire
un test tuberculinique sous la forme d’une cuti-réaction. Le but de ce test
était de dépister la primo-infection tuberculeuse que l’on nomme maintenant
tuberculose latente. Aux tests précédents nous étions tous négatifs.
Le médecin nous demanda
de nous mettre en file en libérant notre bras gauche (question de rotation de
la file par rapport à l’infirmière). Par distraction je dégage le bras droit,
petit détail dont les conséquences allaient bousculer le cours de mon
existence. Devant l’infirmière qui déposait la tuberculine je me rends compte
de mon erreur. Je lui demande si cela avait de l’importance. D’un large sourire
très encourageant elle me dit que non, ce qui était certainement vrai. Plutôt
timide mais mis en confiance par ce premier échange verbal, je m’enhardis et la
taquine sur le manque de générosité qu’elle me manifeste en déposant une si
petite goutte sur mon bras. Alors, piquée au vif par ma remarque, elle replonge
son compte-gouttes dans le flacon et dépose une énorme goutte sur mon bras,
vraiment énorme. La tuberculine qui était utilisée pour les cutis contenait du
mercure afin de ne pas couler. Très surpris par sa réaction je lui demande si
c’est dangereux. En aucune façon me répondra-t-elle d’un ton parfaitement
assuré, il n’y a vraiment aucun risque ; Alors je traite par le mépris
celui qui me précède, ridicule avec sa petite goutte et qui n’a pas su obtenir
les faveurs de l’infirmière. Pour calmer sa jalousie elle lui remettra une
bonne dose supplémentaire, nettement moindre cependant. Il reste encore 2
élèves derrière moi. Pour éviter toute jalousie l’infirmière au grand cœur les
gratifiera très généreusement en tuberculine, tout cela dans les rires et la
bonne humeur.
Reste à passer devant le
médecin pour la scarification avec une plume. Malgré l’assurance de
l’infirmière, je suis inquiet. Quelque chose me dit que ça ne va pas, le
médecin le sait sans doute, il demandera d’essuyer tout cela et de recommencer.
Je surveille celui qui est devant moi et qui deviendra médecin plus tard. Il
passe sans encombre. Mais la goutte dont je suis porteur est beaucoup plus
grosse. J’épie le regard du médecin. Il ne manifestera pas plus de surprise
qu’un robot. Il scarifie sous mes yeux ébahis sur tout le diamètre de la goutte
comme cela est écrit dans le protocole des cutis. La scarification est
profonde, du sang se mêle à la tuberculine, je ressens confusément une
impression de danger. Je pouvais tout essuyer aussitôt comme le conseillait un
autre élève « essuie tout ça sinon ça va te piquer ». Mais le médecin doit savoir et c’est presque
en me forçant que je ne fais rien, acceptant docilement le destin.
Quelques jours après, le médecin vient lire le test. Nous sommes
tous négatifs comme d’habitude. Je n’avais jamais vu un virage de cuti. Avec
cette énorme goutte le Big venait d’avoir lieu. Le Bang n’allait pas tarder…
Vers le 20 octobre, 3
semaines après le test (je suis certain de cette durée), je me sens très las,
j’ai des difficultés à monter les escaliers. Je vais traîner cette fatigue
durant tout le trimestre, une fatigue étrange que je n’avais jamais connue
auparavant. Après avoir tenu jusqu’au bout sans rien dire, je suis contraint de
m’aliter le 2 janvier 1960. A l’auscultation le médecin me fait dire 33, fait
procéder à un test tuberculinique au moyen d’un timbre et prescrit une radio
pulmonaire. Le test sera très positif, qualifié de +++ et la radio que j’ai
conservée montre une grosse tache blanche circulaire à droite du poumon droit.
L’affection est de nature tuberculeuse. Il faudra un traitement de 10 mois
d’isoniazide, 100 piqûres de streptomycine ainsi que du PAS en perfusion et en
paillettes pour en venir à bout. Un an après, la tache blanche sera résorbée.
Mais l’affaire ne se
limite pas à cela : courant janvier 1960 un autre cas se déclare et en
février, une radioscopie systématique dans l’établissement décèle 2 autres cas.
Nous étions 4 à souffrir à des degrés divers de la même affection, 4 élèves de
la même classe de première, les 4 qui avaient reçu une très grosse goutte de
tuberculine.
Doit-on croire à la
coïncidence ? J’ai essayé
d’étudier ce problème dans le livre cité. Disons seulement ici que 12 ans plus
tard j’ai été en possession d’un remarquable ouvrage* d’un vétérinaire de haut
niveau J. Basset. J’ai pu en
particulier y lire ceci :
Pour les bovins : « C’est
une naïveté de proclamer que les bovins tuberculeux supportent admirablement
les fortes doses de tuberculine administrées d’emblée. Les fortes doses
déterminent des réactions générales et focales extrêmement intenses qui sont
loin d’être salutaires pour l’organisme »
Pour les enfants et
adolescents : « Il ne faut pas les traiter comme
du bétail, car ils sont à la tuberculine beaucoup plus sensibles. L’opération
doit être SUBORDONNÈE à un examen soigneux, clinique et radiologique, et la
tuberculine doit être employée à dose ménagée. Scarification trop longue
ou trop profonde, permettant l’absorption rapide d’une quantité excessive de
tuberculine (2 dixièmes de milligramme en sous-cutané provoquent des
réactions), et des accidents pourront s’ensuivre. »
*Immunologie et prophylaxie de la Tuberculose - chez Vigot 1953.
Depuis longtemps l’intradermoréaction a remplacé la cuti.
Ainsi la dose injectée est clairement définie alors qu’elle était assez
élastique avec la cuti. Le principal danger du test tuberculinique est qu’il
est pratiqué par un personnel médical qui n’en connaît que les protocoles,
c’est à dire la mise en œuvre, et qui n’a jamais étudié les propriétés du
produit utilisé. De toute évidence ce médecin scolaire, qui faisait des
milliers de cutis par an, ne savait rien de la tuberculine qui existait
pourtant depuis 70 ans et avait été très largement expérimentée et utilisée.
- Parce qu’il avait mal travaillé au cours de ses études ?
Non !
- Parce qu’on ne l’apprenait pas aux médecins et
infirmières ? Oui !
- Parce que ce n’était pas connu ? Non !
Le test tuberculinique ne devrait servir qu’à dépister la primo-infection
en l’absence de tuberculose-maladie. Autrement dit, AVANT de procéder à un tel
test il faudrait s’assurer par d’autres moyens que la personne ne souffre pas
de tuberculose-maladie. Malheureusement, dans notre pays, le test
tuberculinique est officiellement considéré comme une aide au diagnostic quand
des signes de tuberculose sont par ailleurs présent. Ce fut le cas pour moi
quand le médecin m’avait prescrit un test par un timbre alors que l’examen
clinique était positif. Cela n’a pas changé et est mentionné explicitement dans
la législation (arrêté du 13 juillet 2004). Pourtant on le sait : même à
dose modérée il est très dangereux de faire un test tuberculinique à un
tuberculeux actif.
Et pourquoi aujourd’hui encore ne veut-on toujours pas
lancer une campagne d’incitation à consulter en cas de fatigue chronique ?
Pour justifier et favoriser le recours aux tests de dépistage, en particulier
les nouveaux
tests in vitro, à savoir, Quantiferon
et Elispot ? Veut-on vraiment lutter contre la maladie ou l’utiliser pour
développer des affaires ? Le 14 décembre 2006 j’ai assisté à la Pitié
Salpétrière à un colloque sur ces tests. Le représentant du laboratoire de
référence des mycobactéries (CNR)
proposa tout simplement de rogner* sur la clinique pour accroître le personnel
de laboratoire qui pratiquerait ces tests à partir d’une prise de sang, ce qui
permet de les répéter très souvent !!!
Malgré l’intérêt que
présentent ces tests in vitro qui pourraient remplacer l’IDR, l’état d’esprit
qui préside à leur mise en place et développement ne fait que révéler ce que
nous connaissions déjà : la santé des laboratoires prime celle de la
population…
* Phrase
exacte : « de transférer les
moyens des services cliniques vers les laboratoires… »
04 janvier 2008
Tuberculose : réduction significative des contaminations ?
Selon les estimations faites au niveau mondial, l’OMS admettait qu’un tuberculeux contagieux contaminait en moyenne 8 à 12 personnes par an, et que cette valeur était pratiquement constante. C’est la règle de Styblo. Or une étude récemment menée dans 3 pays a montré des valeurs très nettement inférieures : de 3,4 à 5,8 en Chine ; de 2,6 à 4,4 aux Philippines ; de 3,2 à 4,7 en République de Corée. Pour l’OMS cette baisse est "probablement liée aux progrès dans le traitement rapide des malades tuberculeux grâce aux programmes nationaux de lutte contre la TB."
De plus, alors que les experts pensaient que le rapport entre les cas contagieux et les nouveaux contaminés annuels était pratiquement constant, les rapporteurs de l’étude estiment que cette croyance est désormais infirmée.
Pour établir sa règle (en anglais sur le site de l’OMS), Karel Styblo, de nationalité hollandaise, disposait d’abord des données complètes pour son propre pays. Il en avait alors tiré les règles suivantes pour les tuberculoses contagieuses :
1- la mortalité est égale à la moitié de l’incidence annuelle des cas contagieux
2- la prévalence contagieuse est double de son incidence, assurant ainsi une durée de 2 ans à la maladie.
La prévalence est le nombre total de cas à un moment donné, l’incidence annuelle le nombre de nouveaux cas par an.
Styblo avait considéré ces règles comme générales et en avait déduit que 50 cas annuel de tuberculose contagieuse pour 100 000 habitants correspondrait à une prévalence de 100 cas contagieux pour 100 000. Il disposait aussi de données pour 13 pays en voie de développement avec lesquelles il établit qu’un cas contagieux correspond en moyenne à un risque de 10 infections tuberculeuses par an (fourchette 8-12). Ainsi, 50 cas contagieux par an donnant une prévalence de 100 contagieux correspondront à 1000 nouvelles personnes infectées par an, soit un risque infectieux annuel de 1%. Il s’agit du risque d’être infecté et non de devenir malade. On estime en général que 95% des personnes contaminées résistent spontanément à l’infection dans les premières années, soit 5% d’évolution vers la tuberculose maladie et que 5% des contaminés feront la maladie plus tardivement. C’est donc 10% des contaminés qui verront leur infection évoluer tôt ou tard vers la maladie.
Mais Styblo avait effectué ses estimations avant l’émergence du sida, la mise en place de protocoles efficaces de traitements et de plans de surveillance de la tuberculose. Il est évident que les 2 derniers points contribuent à réduire largement le nombre de contaminés par un cas contagieux. Quant au premier, l’étude considère que la surveillance étroite de l’apparition de la tuberculose chez les séropositifs permet un dépistage précoce. Il était donc raisonnable de penser que la valeur moyenne de 10 cas pour 1 contagieux n’était plus valable et il était devenu nécessaire de procéder à une nouvelle évaluation.
23 décembre 2007
BCG SSI : peut-on réussir la vaccination ciblée ?
Pendant 18
mois la vaccination généralisée et obligatoire par le SSI remplaçant le Monovax
a été une catastrophe. L’impréparation fut totale, médecins et familles étaient
désemparés, abandonnés par les institutions vaccinales qui n’avaient pas su
anticiper malgré l’expérience des autre pays. Avec 2 ans de retard l’Afssaps
tente de réagir pour essayer de mieux
gérer la pratique de la vaccination BCG SSI. Dans ce but elle propose en
effet :
1- une
fiche « Mon enfant a été vacciné par le BCG », qui sera distribuée aux
familles lors de la délivrance d’une dose du vaccin BCG.
2- une
affichette
qui résume les principaux messages à destination des patients. Les médecins
sont invité à la mettre en évidence dans leur cabinet ou salle d’attente. Cette
affichette reprend la fiche précédente avec les « les 7 règles d’or »
à respecter après une vaccination BCG SSI.
3- une mise au point sur la prise en charge
des abcès locaux et des adénopathies consécutifs à la vaccination BCG.
Tous ces documents sont en ligne sur le site de l’Afssaps. Dans leur principe, de tels
documents étaient indispensables. Dans leur principe, c’est à dire avec l’intention
de fournir aux familles et aux médecins des informations sur les problématiques
de cette vaccination. Ces documents seront-ils suffisants et
satisfaisants ? Permettront-ils de vacciner dans de bonnes conditions les
enfants considérés comme devant l’être par les recommandations ? Cet
article veut apporter des éléments d’appréciation.
Une
vaccination non obligatoire MAIS…
Depuis le 19 juillet
2007 la vaccination BCG n’est plus obligatoire pour les enfants et ne peut donc
plus être exigée pour l’entrée en crèche, garderie, école…Néanmoins, en raison
des recommandations faites, une certaine pression va certainement se
manifester, tout particulièrement en région parisienne, classée zone à risque
pour la tuberculose et où la vaccination systématique des enfants à la naissance
a été recommandée. Très vraisemblablement d’ailleurs pour couper court aux
virulentes discussions sur l’aspect discriminatoire que pourrait prendre cette
vaccination.
Il existe de très nombreux sites et blogs consacrés à la santé des bébés et jeunes enfants et donc en particulier aux problèmes posés aux familles par les très nombreuses vaccinations qui leurs sont proposées ou imposées. Pour ce faire une idée de l’évolution de la vaccination BCG en France depuis la suspension de l’obligation ils peuvent être un outil commode et rapide. Même s’ils ne peuvent prétendre refléter l’ensemble de la population concernée, ils sont des indicateurs d’une tendance possible, ouvrent des pistes et suscitent des interrogations et des craintes.
Appel à l’expérience des familles
Le 19 décembre 2007 une maman s’interroge sur la vaccination de son enfant :
« Je reprends le travail en janvier et mon pitchoune ira à la crèche. Le BCG n'est plus obligatoire, mais mon pédiatre et la directrice de la crèche me conseillent de le faire ; mon médecin traitant est plus nuancé... Je n'arrive pas à me décider. Merci pour vos infos et vos expériences ! »
Il est intéressant de
noter que cette maman, conseillée de façon contradictoire par le pédiatre de
son enfant, la directrice et son médecin, sollicite l’aide d’autres parents.
Une maman va aussitôt s’en charger, le même jour (on peut donc aussi noter le
délai très court de réponse) :
« La pédiatre de notre fils lui
a fait le BCG quand il avait 2 mois et c'est pour nous une mauvaise
expérience. Tristan a fait une "bécégite" qui est une réaction au
vaccin. Il a eu un abcès qui l'a énormément fait souffrir. La
pédiatre nous disait de pas nous inquiéter que c'était normal. Alors que nous
on voyait bien que quelque chose ne tournait pas rond.
C'est la meilleure amie de ma mère, qui est infirmière, qui nous a dit de suite
qu'il fallait consulter. En effet, le médecin généraliste lui a percé l'abcès
(grand moment de souffrance pour petit bout, le papa et moi, assistant
impuissants...). Mais le lendemain c'était fini et on retrouvait notre bébé
serein, souriant, épanoui et qui ne souffrait plus.
Alors nous on est content que le BCG
ne soit plus obligatoire et pourtant nous habitons en région parisienne qui est
une zone à risque. Je pense que la prévention et une bonne hygiène de vie
prévalent !!!
(et pourtant je suis convaincue que Pasteur a grandement fait avancer la
recherche médicale et a oeuvré pour une meilleure santé!) »
Cette
personne n’est donc nullement opposée aux vaccins ni anti-pasteurienne comme
beaucoup d’opposants aux vaccinations le sont, mais pour elle, le BCG c’est
fini ! On peut aussi noter le doute à l’encontre de l’avis de la pédiatre
et la nécessité ressentie de s’adresser ailleurs pour tenter de trouver une
solution : d’abord une infirmière amie, puis le médecin de la famille qui
va prendre une décision radicale et opposée à celle du pédiatre. La suite des
événements semble donner raison au médecin. Quel effet cela va produire sur la
maman qui hésitait justement entre l’avis du pédiatre qui voulait vacciner et
celui du médecin ? Probablement une forte incitation à choisir l’avis du
médecin.
Les parents
qui achèteront désormais un vaccin BCG en pharmacie recevront en prime une
petite brochure (2 pages) réalisée par l’Afssaps. En première page ils liront
seulement ceci :
« Marion a 3 mois et, comme beaucoup de ses petits amis, elle a été vaccinée par le BCG. Un mois plus tard, elle a une petite zone dure au toucher autour de l’endroit où a été faite la piqûre. Un ganglion est aussi apparu sous son bras, mais tout cela ne semble pas la gêner. »
C’est
un peu "Marion au pays des merveilles du BCG " : pas de
problème, pas de souci, tout va bien ! Ce fut exactement l’attitude de la
pédiatre, selon le témoignage : « Tout est normal ! ».
C’est aussi ce qui ressort de la brochure de l’Afssaps qui se veut rassurante
et apaisante pour les parents. Attitude qui malheureusement s’étend aussi aux
professionnels qui, n’ayant pas l’expérience de ce vaccin, pensent qu’on peut
se contenter d’attendre paisiblement.
Sur
la seconde page les parents liront qu’il faut consulter le médecin si :
1- la zone dure au toucher,
à l’endroit où a été faite la piqûre, mesure plus de 3 cm
2- l’enfant est gêné dans
ses mouvements
3- le ganglion apparu sous
le bras est visible à l’œil nu et ramolli (suppuration).
Il y a 2 remarques à faire :
1- La notice du
fabricant (Sanofi) précise :
« Il est habituellement considéré que la taille du nodule
post-vaccinal et de la cicatrice vaccinale est de moins
de 1 cm (en gras dans la notice). Toute ulcération de plus
de 1 cm doit être considérée comme anormale. »
Nous voyons donc que
l’Afssaps a généreusement gonflé les limites de 1 cm à 3 cm ! Mais
qu’elles en seront les conséquences ?
2- Une ambiguïté à la lecture car on ne sait pas s’il faut attendre
que ces 3 conditions apparaissent ou si une seule est suffisante pour justifier
la consultation. L’enfant du témoignage souffrait et le ganglion
suppurait ; la maman à consulté la pédiatre pour s’entendre dire que tout
était normal !
Pourtant, depuis le 21 décembre 2007, grâce à
l’exceptionnelle célérité de l’Afssaps qui a mis 2 ans pour réaliser cela, il
est recommandé aux médecins :
En cas
d’abcès :
1- de le
laisser à découvert en l’absence d’ulcération ou d’écoulement ou d’y appliquer
un pansement sec dans le cas contraire afin de faciliter la cicatrisation ;
2- d’envisager, si nécessaire, son
incision si sa taille excède 3 cm et/ou s’il entraîne une gêne
fonctionnelle.
La maman ne
donne pas la taille de l’abcès mais il est clair que si l’enfant souffrait
énormément il fallait inciser. Mais à qui faut-il adresser des reproches ?
A cette pédiatre qui ne savait pas, mais faut-il tirer sur le lampiste ? A
l’autorité vaccinale incapable d’organiser en temps utiles une vaccination très
problématique dans un cadre généralisé et obligatoire, avec une obligation sans
concession de la part des PMI à l’entrée des crèches et garderies (refus des
contre-indications à Paris par exemple), et avec un corps médical constitué de
praticiens non seulement mal préparés à réaliser des injections intradermiques
sur des nourrissons, mais maintenus dans l’ignorance d’une part des
conséquences réelles de ce vaccin, même avec une technique parfaite, d’autre
part de la conduite à tenir en pareil cas. Il y a là une incroyable
impréparation et ce sont les nourrissons et leurs familles qui en ont pâti
gravement.
Si ces
propos vous paraissent excessifs lisez d’abord ceux tenus par Pierre Bégué,
pédiatre membre de l’Académie de médecine et ancien président du CTV, au cours
de son audition
au Sénat le 22 février 2007 :
« J’étais
externe en 1959, au moment de l’expérimentation du Monovax.
Malgré notre
entraînement à faire des piqûres, il était difficile de vacciner un nourrisson.
Le Monovax, malgré ses
imperfections et sa qualité inférieure à celle de l’intradermique, a permis
d’appliquer la loi aux nourrissons.
Le Monovax n’est donc
pas venu pour rien ; il n’est pas une fantaisie de l’industrie.
Inversement, malgré une AMM renouvelée régulièrement depuis les années
1970, les dossiers européens de Monovax se sont révélés insuffisants, et le
laboratoire a reculé devant le prix effarant pour les refaire. Le
Monovax a donc été arrêté.
Si nous avons pu maintenir, en France, la
vaccination obligatoire, c’est parce que nous avions la bague.
Les pédiatres ont donc dû faire face à des
réclamations justifiées…pédiatres que je défends ici, l’étant moi-même. »
C’est d’ailleurs lui qui avait
initié le communiqué du 13 décembre 2005, voté à l’unanimité par l’Académie de
médecine, qui réclamait la suspension
de l’obligation du BCG pour janvier 2006. Ces propos compétents et vigoureux de
Pierre Bégué laissent bien supposer que ce ne sont pas les quelques documents
de l’Afssaps qui permettront de beaucoup améliorer la situation pour les
enfants qui seront vaccinés. Il y en aura moins, c’est tout.
On vaccine
d’abord, on avise ensuite
Aux journées de veille sanitaire, le 30 novembre 2007,
Christian Perronne, qui fut président du CTV jusqu’en septembre et est
maintenant président de la Commission de sécurité sanitaire du HCSP, n’a pas
hésité à s’en prendre, sans le nommer, à un autre pédiatre –très certainement
Robert Cohen brillant animateur d’infovac- pour avoir annoncé dès janvier 2006
aux médecins et aux pédiatres ce qui allait se produire avec le SSI, alors que,
selon C.Perronne, il fallait attendre puisque le vaccin n’avait pas encore été utilisé en France…En France, oui, mais
ailleurs si et on savait parfaitement à quoi s’en tenir ! Mais cette
critique injuste démontre aussi une autre attitude désastreuse : on
vaccine d’abord, on avise ensuite ! Attitude constamment en vigueur dans
notre pays. Et l’on s’étonne d’être confronté à des crises sanitaires !!!
Pour ceux qui auraient des doutes sur la réalité du désastre
que fut l’utilisation du BCG SSI dans l’impréparation TOTALE pendant 2 ans,
voici quelques témoignages de parents. Ils proviennent du blog bébé, dans une page ouverte en
février 2006 sur la polémique autour du BCG. Elle avait recueilli 544
messages en août 2007 ! J’y suis d’ailleurs beaucoup intervenu. C’est une
formidable mine de témoignages et de
réactions pouvant apporter des éléments pour une étude sociologique par
exemple.
La mort du Monovax : regrets
éternels !
Voici d’abord quelques témoignages regrettant la disparition du Monovax, preuve que ces personnes ne sont nullement opposées aux vaccins par principe :
Rédigé par: Wil… 11 sept. 07 08:37:38
« Ma fille de 4 mois a
été vaccinée le 20 juin 2007 par le fameux vaccin SSI , 2 mois après,
induration , rougeur et formation d'un gros abcès ..
Durant 3 semaines écoulement purulent de cet abcès grrrrrrrr
Je joue l'infirmière depuis 3 mois environ avec soin pour mon bébé de 4 mois .
Je ne comprends toujours pas pourquoi ce vaccin a été approuvée par la
commission européenne et que les bagues ne soient plus commercialisées depuis
déc 2005!!!! »
Rédigé par: Lu… 2 oct. 07 17:07:44
« Je suis maman d'un
petit garçon de 2 ans et demi que j'ai fait vacciner avec le nouveau BCG au
mois d'avril 07, le jour de son anniv. Au début tout allait bien. Courant juin
un abcès sur le bras est apparu qui a commencé à suppuré début juillet. Le
médecin a dit « réaction
normale » et a prescrit désinfectant et compresses car le bras était
douloureux. Au retour de vacances son vaccin me laissait perplexe. Donc
revisite et là analyse de la sécrétion car il avait un trou de 5mm de diamètre
par lequel le pus s’écoulait ainsi qu'un décollement de la peau. Verdict il a
un "Staphylococcus aureus" que je soigne toujours par pommade
antibiotique jusqu'à guérison qui peut être très longue. Je suis vraiment
déçue par tous ces produits sur le marché alors que le monovax fonctionnait
très bien. »
Confiance dans la médecine : rien ne
va plus !
Rédigé par: Blan… 21 juill. 07 18:11:39
« Je pensais être une mère attentive aux soins de mes enfants et de pas trop donner de médicament. Pour mon fils, qui va avoir 3 ans le 28 juillet, j'ai réussi par les contre-indications à le faire entrer en crèche, mais pour l'entrée à l'école maternelle en septembre, le BCG étant obligatoire, j'ai pensé qu'il était assez costaud pour pouvoir être vacciné. A tort il a actuellement une ulcération purulente au niveau de son vaccin. Il a été vacciné au mois d'avril 2007. Je suis très en colère car ma confiance envers le corps médical est désormais rompue. »
Rédigé par: Ma… 3 juill. 07 20:04:44
« J'ai un fils de 11 mois qui a été vacciné avec le BCG SSI il y a 1 mois environ. Il a développé ce que les médecins appellent un abcès froid. Son épaule a doublé de volume et est de couleur violette avec plein de pus a l'intérieur. Les pédiatres que j'ai consulté me disent tous la même chose : ils ne savent pas quoi faire ! Aujourd’hui j'ai emmené mon fils aux urgences car ça a triplé de volume. Ils disent qu'il faut inciser et après ils changent d'avis : il faut laisser le pus s'écouler de lui même. Que doit-je faire si les médecins eux-mêmes ne savent rien? Si une personne s'est retrouvée dans la même situation peut-elle me renseigner ? Vous remerciant d'avance… »
Nous constatons donc que
ce n’est pas seulement la confiance dans le vaccin qui est rompue mais aussi et
surtout envers le monde médical. Les médecins eux-mêmes sont désemparés, ils
hésitent et changent d’avis faute d’avoir reçu des directives précises et
valables. Mais y-en a t-il ? Les propos de Pierre Bégué, qui s’y connaît,
permettent d’en douter. C. Perronne avait déclaré au Parisien (édition du 7
juillet 2006), que les complications au niveau du ganglion se soignaient avec
un petit traitement. Le petit traitement en question, il l’a présenté sans
conviction à l’audition BCG le 13 novembre 2006. Ce sont des antituberculeux
comme l’isoniazide et la rifampicine dont les conséquences hépatiques sont
importantes. Aujourd’hui, l’Afssaps précise dans sa notice aux médecins :
« aucun
traitement antituberculeux ou antibiotique par voie locale ou générale n’a fait
la preuve de son intérêt »
Nous voilà une fois de plus complètement rassurés ! Rassurés
sur la réalité et la profondeur de l’impréparation totale qui régna autour de
ce changement de vaccin et des problèmes insolubles qu’il pose…
Refus catégorique du vaccin
Certains parents qui n’avaient pas encore fait vacciner leur enfant réagissent ainsi :
Rédigé par: Mu… 19 juin 07 12:50:01
« Plus ça va plus nous nous sommes déterminés à ne pas faire
vacciner notre petit bout .
Ce week-end j’ai discuté avec quelqu’un de ma commune qui m’a expliqué qu’il
avait fait vacciné son petit et cela fait un an que ça dure. Suite au
vaccin, boule rouge, puis abcès (un verre de pus ). Sur un petit c’est super
impressionnant, je me demandais d’où pouvait sortir tout cela sur un si petit
bout de choux me disait-il.
Hôpital, grattage de la plaie, drain, hospitalisation huit jours et plus tard,
quand il pensait que tous allait rentrer dans l’ordre, ganglion sous le bras,
hospitalisation, de nouveau huit jours avec ablation du ganglion. Cela fait
presque 1 an et commence seulement à se cicatriser. Je ne vous explique pas
l’état du bras de mon petit, j’espère que nous sommes au bout me dit-il !
Quand on entend cela je crois que ce vaccin n’est vraiment utile que pour aller à l’hôpital après. Où sont les économies ! »
Effectivement, ça coûte
combien à notre sécu en faillite toutes ces visites chez le médecin et ces
hospitalisation ? Une autre maman en rajoute car pour son bébé les
complications vont bien au delà d’un abcès local et d’un ganglion supurant sous
le bras :
Rédigé par: Bé… 1 juin 07 15:10:07
Bonjour Mu…
« Si je peux me permettre, ne faites pas vacciner votre petit,
nous, nous vivons un vrai calvaire! Nous sommes désespérés de voir notre
bébé toutes les 6 heures avec un masque et plein de produits qu'il inspire
quotidiennement, avec un tas de médicaments!!!!! Hier il a encore eu une séance
de kiné......
Nous sommes très touchés par ce qui arrive à notre enfant âgé aujourd'hui de 9
mois! Nous vivons cela depuis plus de 7 mois sans savoir ce qu'il s'est
passé!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! »
Lire plus loin l’origine
de cette situation. Une autre maman va mettre le vaccin à la poubelle !
Attention quand même à la pollution de l’environnement ! Il vaudrait mieux
le rapporter à la pharmacie !
Rédigé par: Je… 9 juin 07 22:57:57
« Je n'ai pas regardé la télévision ce soir mais tout ce que je
viens de lire est pire que le plus horrible des films d'horreur!!!
J'ai le vaccin dans mon frigo, je pensais le faire à ma puce de 18 mois
la semaine prochaine...
Aujourd'hui je crois plutôt qu'il va prendre la direction de la poubelle!
Et pourtant, dirons certains, je suis instit en petite section de maternelle. Je ne m'imaginais pas que c'était à ce
point! D'autant plus que nous avons reçu à l'école, en milieu d'année, la
fameuse note rappelant le caractère obligatoire du BCG, et peu de temps après,
la visite de la Médecine Scolaire qui a vérifié un à un tous les carnets de
santé de mes élèves...
MERCI de m'avoir ouvert les yeux!
MERCI d'avoir évité à ma puce de telles souffrances inutiles!
COURAGE à tous ces petits bouts qui souffrent... et à leurs parents.
Juste une dernière chose: pourquoi demande t-on cette vaccination aux bébés
nageurs?? Le risque est-il plus élevé en piscine?? »
C’est la solidarité des
familles qui s’exprime ici face à une intransigeance vaccinale qui manifeste à
chaque instant sa méconnaissance du sujet et son impréparation. Par internet
les familles peuvent communiquer instantanément leurs témoignages pour être
lues à l’autre bout de la France. Autrefois cela se passait à la porte des
crèches et des écoles où les mamans se racontaient leurs problèmes entre-elles.
Mais il n’y avait pas de micro pour diffuser leurs propos. Aujourd’hui tout
change mais notre santé publique n’a pas encore pris la mesure de ce phénomène
et de ses conséquences. La réactivité des personnes motivées est très grande
avec une communication et des échanges quasi instantanés alors que nos
institutions sont d’une incroyable lenteur.
Une autre maman témoigne
à la suite d’une vaccination faite au pied (pour éviter une marque disgracieuse
sur le bras…)
Au pied ou au bras même combat !
Rédigé par: Rou… 4 mai 07 10:10:41
« Mon médecin ne m'a pas laissé le choix que de vacciner mon petit Morgan par le B.C.G, il l’a vacciné le 10/11/2006. Il a eu une bécégite au pied droit a l'endroit où il a été vacciné, et en février 2007 des ganglions du plis de l'aine droit on gonflé de la taille d'un oeuf de pigeon, et le 17 mars un kyste de pus a percé, et il a du être opérer le 24/03/2007 pour évacuer tout le pus qui n'était pas sorti et aujourd'hui le 4 mai 2007 il suppure toujours et va être réopérer le 7 mai pour aller chercher l'infection qui est en profondeur. Alors je ne vous dit pas ma colère quand au conséquence d'un simple vaccin qui doit éviter des maladies, mais qui implique bien des complications. »
Rédigé par: Ch… 19 avr. 07 21:55:35
« Notre pèpère a été vacciné en juillet 2006, à l'âge de 4 mois (pour une entrée en crèche en septembre). Un abcès purulent est apparu à la mi-août, il a eu jusqu'à 4 cm de diamètre avant de se percer. Aujourd'hui (soit presque 10 mois plus tard), la plaie n'est toujours pas complètement résorbée. Malgré les informations transmises par l'AFSSAPS aux professionnels, aucune déclaration n'a été faite par la pédiatre (ni par la pédiatre suivante car nous en avons changé...). Pourtant il me semble que seul le poids de ces déclarations, et donc des statistiques, peut avoir une valeur dans l'univers politico-scientifique. »
La sous déclaration est
la règle. L’Afsaps le sait très bien puisque sa représentante aux journées de
veille sanitaire, Mme A.Castot, disait le 30 novembre 2007 : « Il
existe une sous notification très nette des effets indésirables des
vaccins ». Cela n’empêche pas
l’Afssaps de faire comme si les déclarations avaient valeur de statistique pour
mesurer la fréquence d’une complication…
Un témoignage terrifiant …
Rédigé par: Li… 10 avr. 07 11:22:30
« Début octobre 2006, j'ai mis au monde une petite fille en parfaite santé. Début décembre 2006, j'ai emmené mes deux autres enfants chez un généraliste (mon médecin habituel était en congé) qui m'a quasiment considérée comme une mauvaise mère parce que je n'avais pas encore fait vacciner le bébé (elle n'avait pas encore tout à fait deux mois). Je suis rentrée chez moi avec une grosse boule de culpabilité au ventre. J'appréhendais beaucoup de faire le BCG sur un enfant aussi petit.
Début mars 2007, je devais reprendre le travail : qui dit travail, dit nounou, dit BCG. Je n'étais absolument pas au courant des problèmes du BCG, je ne savais même pas que ce n'était plus le même. Mon fils de 5 ans a eu l'ancien qui ne lui a absolument produit aucun effet secondaire. J'ai donc amené mon bébé qui était alors âgée de 4 mois, en toute confiance, faire son vaccin du BCG. Petite fièvre, sans gravité, dans la nuit. Puis un mois plus tard : 40,6°, énorme abcès au pied avec extension d'une rougeur en forme de bande sur la cheville et qui a continué à s'étendre durant son séjour à l'hôpital (tuberculose du pied déclenchée par le vaccin d'après les médecins, hospitalisation de 10 jours, vomissements, diarrhées, perfusions à la tête puis aux bras et aux pieds), antibiotiques costauds, scintigraphie osseuse, radios...) la fièvre a disparu, avec beaucoup de difficultés, au bout de 8 jours.
Notre fille est sortie de l'hôpital avec des piqûres à faire par une infirmière à domicile. Nous pensions être débarrassés puis un mois plus tard : tuméfaction et amalgame de plusieurs ganglions au niveau de l'aine de la jambe ayant reçu le BCG. Depuis hier on peut voir, à l'œil nu, une boule rouler au niveau du bas ventre, au dessus des autres ganglions, quand notre fille bouge sa jambe. Nous sommes allés à l'hôpital hier soir afin que soit lu son test tuberculinique (1,5 cm de diamètre)qui semble (d'après la conversation entre médecins, porte fermée) être trop large. Ces mêmes médecins n'ont même pas daigné toucher notre fille (comme si elle était pestiférée) et nous ont dit que nous devions voir avec notre médecin traitant qui, selon eux, est l'unique responsable et que eux ne sont pas en mesure de soigner notre fille.
Je suis partie en larmes et impuissante de l'hôpital avec mon petit bout de chou dans les bras (en plus, le temps que nous avons passé là bas, elle a vomi à trois reprises). Si nous avions été informés de tout cela avant l'injection, nous ne l'aurions jamais faite. En outre, notre médecin a fait cette injection au pied (pour la cicatrice a-t-il dit !). Lorsqu'il a piqué, notre fille a bougé, le liquide vaccinale s'est échappé en jet de la seringue et, je l'ai pris dans l'œil gauche*. Puis il a repiqué une seconde fois** (probablement trop profondément : voie musculaire au lieu d'intradermique).
Lorsque notre fille est sortie de l'hôpital au bout de 10 jours, nous nous sommes rendus chez notre médecin pour lui montrer le pied de notre fille : nous sommes tombés de haut lorsqu'il nous a dit qu'il avait vu un article relatant les problèmes liés à ce nouveau BCG (visiblement, il était au courant et ne nous a pas informés !) Aujourd'hui, nous avons très peur pour notre fille. Elle a un œil* qui semble gonfler tout doucement. De plus, notre cadette (qui n'est jamais allée en collectivité) est la seule à n'être pas vaccinée, je suis asthmatique (traitement à vie à prendre matin et soir pour pouvoir vivre normalement) et mon ami a la maladie de little (Infirme moteur cérébral par manque d'oxygénation à la naissance) et a déjà eu des pneumopathies avec hospitalisation. Depuis son retour de l'hôpital, notre fille est couverte de plaques d'eczéma (surtout les jambes, le ventre et les bras). Nous ne savons plus quoi faire pour nous faire entendre (nous avons le sentiment que le cas de notre enfant ennuie le corps médical) et à faire soigner décemment notre enfant. »
*L’Afssaps précise
maintenant à ce sujet (depuis le 21/12/07) : « En cas de projection oculaire : rincer abondamment au sérum physiologique
; jeter les lentilles, au besoin »
Il est possible que l’œil de l’enfant ait également
reçu des gouttes du vaccin.
**L’Afssaps précise
maintenant : « En
cas de sous-dosage : de
ne pas réinjecter une dose vaccinale » La notice
du fabricant précise : « Administrer le vaccin lentement. Une papule pâle apparaît en
“peau d’orange” c’est le signe d’une injection correcte. La papule disparaît en
10 à 15 minutes. S’il n’apparaît pas de papule, ne jamais administrer une seconde
dose de vaccin. »
Dans le témoignage suivant, X,Y et Z désignent des villes.
J’avais moi-même contacté au sujet de cet enfant la pharmacovigilance de la
ville X pour la mettre en relation avec la maman, ce qui s’est réalisé comme
elle le dit. On voit aussi sur cet exemple que même un cas très grave et qui
avait été hospitalisé n’avait donné lieu à aucune déclaration. Il aura fallu
une intervention extérieure actionnée à la manivelle par un citoyen en dehors
du monde médical pour que cela se fasse…Et avec quelques réticences !
Rédigé par: Li… 17 avr. 07 18:04:20
« J'ai été contactée par un médecin du CHU de X… Nous avons cassé les pieds à la pédiatre de Y… Normalement, le cas de notre bébé aurait dû être enregistré au centre de pharmacovigilance. La pédiatre de Y… m'a dit que, en effet, il aurait dû mais que ça n'a pas été fait mais qu'elle ferait le nécessaire pour qu'il le soit (à voir !). Elle m'a aussi avoué que l'hospitalisation de notre fille, en février, dans leur service les a beaucoup ennuyés car ils ne savaient pas comment gérer son problème et craignaient d'avoir recours à la chirurgie. Elle m'a dit que elle et ses collègues n'aimaient pas devoir intervenir chirurgicalement sur un enfant aussi petit car ils ne disposent pas de moyens matériels suffisants et adaptés. Si l'abcès froid de notre fille venait à couler, nous serons dans l'obligation de nous déplacer jusqu'à Z… pour traiter l'abcès de façon chirurgicale si besoin. Pas très rassurant tout çà. En attendant, je surveille scrupuleusement la petite puce.
Rédigé par: Li… 21 avr. 07 09:26:24
Nous sommes allés voir la pédiatre de Y… jeudi après midi. L'abcès froid à l'aine de notre puce semble moins être en profondeur. Maintenant, elle a comme une cloque avec du liquide, de deux centimètres sur un centimètre, en surface. Nous avons voulu un avis de la pédiatre pour savoir si on devait aller ou non à Z…. La peau suinte et est collante, mais çà n'a pas percé. Nous devons donc attendre soit que çà se résorbe tout seul ou que çà perce carrément. Nous lui avons reparlé de la pharmacovigilance. Elle nous avait dit que le nécessaire avait été fait. Ce professeur de Z… a été contacté par celui de X… (je le sais parce que cette personne m'a envoyé un mail pour me dire qu'elle transmettait notre cas au centre de pharmacovigilance de Z…). C'est le professeur de X… et de Z… qui ont fait leur boulot. Y…: j'ai des doutes. Autre soucis : ma puce n°2 doit aller à l'école en septembre et on me demande les certificats de vaccination. J'en ai parlé à la pédiatre de Y… et je lui ai dit qu'avec ce qui c'est passé avec la puce n°3, je suis échaudée : en bref, je ne sais pas quoi faire. La puce n°3 a des rappels de DTpolio à faire et avec ce qu'elle a eu, on n'a pas pu respecter le protocole de vaccination. Un méningitec attend aussi toujours à la pharmacie (36 euros non remboursés) et il sera périmé en novembre 2007 : la pédiatre nous a dit d'attendre jusqu'en septembre pour le méningitec mais de faire quand même les rappels de DTpolio. J'ai une peur incroyable pour les deux poupées, je n'ai pas envie que ma puce n°2 se retrouve avec des abcès, certes elle est plus âgée (2,5 ans) mais... »
Pour
terminer cet article (mais pas malheureusement la liste des incidents graves de
cette vaccination), voici l’exemple de Bé. Contrairement au cas de Li, les
preuves que ce soit le vaccin n’ont pas été apportées. Mais a-t-on voulu les
chercher ?
Rédigé par: Bé… 29 mai 07 15:59:32
« Je viens de lire tous vos commentaires et je suis outrée!!!! Je vais
raconter ma petite histoire en quelques lignes.....Le 18 août 2006 est devenu
le 3e plus beau jour de ma
vie : notre deuxième bébé est arrivé en excellente santé!
En Octobre voici un grand jour, la rentrée en crèche. Nous allons donc chez le
pédiatre faire le BCG (sans savoir que nous rentrions dans un vrai cauchemar).
15 jours après ce vaccin bébé tombe malade (rien de grave) rhinite qui n'a fait
que s'aggraver!!!!! En bronchiolite, foyer pulmonaire au lobe supérieur droit,
scanner : multitude de foyer dans les deux poumons. 3 PH Métrie, Fibroscopie
réalisé à Necker: sécrétions très importante dans ces petits poumons. TOUS ces
examens réalisés sur 6 mois (le temps paraît très très long car nous ne savons
toujours pas ce qu'a notre petit) Donc depuis 6 mois kiné deux fois par jour,
respiration artificielle 3 fois par jour......!!!!!! Je me tue à demander au
docteur de l’ hôpital si le BCG n'y est pas pour quelque chose!!!!!! Je suis
sûre que SI, en plus bébé maigri!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Nous attendons le 14 juin pour une biopsie des cils.....à Necker.
Des parents DESESPERES.....
Rédigé par: Bé… 4 juin 07 19:26:45
Je vais vous rajouter une autre chose.....
Mon bébé a fait de nouveau un abcès!!!!!! le "pus" est de nouveau
sorti.....Nous avons téléphoné à l'hôpital (ils nous connaissent super bien,
avec une hospitalisation tous les 15 jours de 5 jours depuis 6
mois!!!!....Normal, ils m'ont dit ! Pas de soucis, c'est NORMAL!!!!!!!!!
Le bras de BB est encore plus violet!!! Cloqué et avec une crevasse!!!! Hum
sympa!!!!! Et nous, impuissants, nous attendons!!!!
Désolée de vous raconter tout ça mais je nous vous cache pas que cela me fais
vraiment beaucoup de bien......
Et pour vous Mu…, renseignez vous bien!!!!!!!!!!!!
Bon courage et votre pédiatre ne peut pas vous trouver une excuse???? Afin de
passer à coté….. d'un massacre!? Allez, bon courage et restez solides, les
petits bouts ont besoin de nous!!! Avec sourire et joie!!! (Dur mais bon!)
Rédigé par: Bé… 22 août 07 13:59:31
Les news ne sont toujours pas bonnes!
il y a 3 semaines, nous avons vécu une très longue semaine........sans doute la
plus longue de notre existence....
Necker nous a téléphoné pour nous dire qu'il fallait se rendre le plus rapidement
possible à l'hôpital du Chesnay pour lui refaire faire le test de la
mucoviscidose (il en a eu déjà trois.... normalement si à la naissance le test
est négatif c'est pour toute sa vie!) j'ai donc quitté mon boulot pour me
rendre directement la bas afin d'avoir un rdv le plus rapidement possible!
il a fallu que nous attendions 4 jours(je vous laisse imaginer notre
angoisse!!!!)
je vais abréger.... le test DIEU MERCI est de nouveau négatif. j'ai donc
téléphoné à Necker au pneumologue qui suit mon fils, et qui me dit
"bon, c'est déjà une bonne chose!"
je lui avait demandé pourquoi avoir voulu lui refaire un 4e test
"vous savez.....madame votre fils à comme même tous les symptômes de la
muco et lors du 3e IRM nous
retrouvons pour la nième fois une multitudes de foyer dans ses poumons"!
je reste scotchée............je lui ai dis"quand le test est fais dès la
naissance il reste négatif, donc au lieu de ce cacher derrière cette fichue
maladie, il fallait peut être trouver réellement ce qu'avait notre enfant!!!!!!!!!!!au
lieu de tourner autour du pot!!!!!!!!!
don ils envisagent une biopsie pour le mois d'octobre, plus une autre fibro!
donc pour le moment nous restons sans réponse et sans pouvoir mettre une image
sur ce que notre enfant peut avoir!!!!
donc nous continuons la trimiothérapie, son oxygène, ses masques, ses
corticoïdes; ses visites biquotidiennes chez son formidable kiné
etc..........et cela depuis maintenant 9 mois et demi....SYMPA.....
Je suis quand même très ravie pour toutes ses mamans qui ne vont plus vacciner leur enfant..... à bientôt »
Il en faut du courage pour écrire la dernière
phrase après tout ça !
La vaccination SSI va se poursuivre sur une
population plus limitée. Ainsi les réactions seront moins nombreuses et
peut-être ne franchiront-elles plus la barrière qui permet que certaines soient
connues, au moins sur internet à défaut d’être reconnues par l’Afssaps. Un peu
comme les accidents d’autocar par rapport à des accident de voitures. Mais les
enfants vaccinés seront-ils mieux traités pour autant. Il faut l’espérer mais
est-ce possible ? Je veux dire, les propriétés du vaccin permettent-elles
de le faire ? Pas si sûr…Quand on constate, par exemple, que l’Afssaps a
remplacé1 cm (norme du fabricant) par 3 cm pour définir la barrière d’anomalie
de la taille de l’abcès.
Et pour quel bénéfice ? J’étudierai cet aspect
dans un autre article.
21 décembre 2007
Vaccination BCG : l'Afssaps se réveille !
Mieux vaut tard que jamais !
L’Afssaps vient de mettre en ligne une lettre aux prescripteurs où elle
présente sa campagne d’information sur les complications locales et régionales de cette vaccination. Ce, 2
ans après le début de l’utilisation exclusive du BCG SSI dans le cadre d’une
vaccination obligatoire exigée pour l’entrée en crèche ! A croire
qu’il s’agissait d’un nouveau vaccin et qu’on ne savait pas ! La Suède
l’utilise depuis 1979, uniquement sur les enfants non suédois…de même en
Suisse. La Finlande, qui avait opté pour ce vaccin en août 2002 dans le cadre
d’une vaccination généralisée, a pris la décision en 2005 d’abandonner cette
vaccination généralisée en raison des inconvénients de ce vaccin. L’Académie de
médecine avait prévenu et réclamait l’abandon de la vaccination obligatoire
pour janvier 2006…En vain ! Les expériences des uns ne sont jamais celles
des autres…
Voici la lettre de l’Afssaps
« Campagne d’information